Bayrou assure qu’il ne votera pas à la primaire de la droite (enlevant une voix à Juppé)

Publié à 09h24, le 07 septembre 2016 , Modifié à 09h24, le 07 septembre 2016

Bayrou assure qu’il ne votera pas à la primaire de la droite (enlevant une voix à Juppé)
François Bayrou. © Captures d'écran BFM TV

Si le 27 novembre, au soir du second tour de la primaire de la droite, Nicolas Sarkozy l’emporte face à Alain Juppé de quelques menues voix, le maire de Bordeaux pourra en vouloir à son super ami et soutien François Bayrou. Le président du Modem est un indéfectible partisan de l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac – et un ennemi de Nicolas Sarkozy – mais il ne lui apportera pas sa voix.

Invité de BFMTV ce mercredi 7 septembre, le centriste assure ainsi qu’il ne votera pas à la primaire de la droite. Même pour apporter sa voix à Alain Juppé. En revanche, il pense que ses "amis" le feront "sûrement" et qu’ils voteront bien pour son poulain. On a connu plus fort soutien.

Dans cette interview, François Bayrou rappelle pourquoi il soutient l’édile bordelais. "Il est le mieux placé de ceux qui peuvent apporter un changement assez profond à la vie politique, parce qu’il est en dehors des appareils politiques", explique le maire de Pau tout en reconnaissant qu’il ne s’engage pas dans la campagne de la primaire. Peut-être pour ne pas faire de tort à son champion, détesté qu’il est par les militants LR pour avoir donné sa voix à François Hollande contre Nicolas Sarkozy en 2012.

Un Nicolas Sarkozy que François Bayrou démonte après la demande de renvoi en correctionnelle de l’ancien Président dans l’affaire Bygmalion. Même s’il n’est pas condamné par la justice, Nicolas Sarkozy a été sanctionné pour avoir dépassé le plafond des comptes de campagne en 2012. Et ça, pour François Bayrou, c’est "une faute grave contre la démocratie et ses règles" qui devrait disqualifier l’ex-patron de LR.

Interrogé ensuite sur la condamnation d’Alain Juppé au début des années 2000, François Bayrou rappelle qu’il a payé pour d’autres (suivez son regard) et que ça jouerait presque en sa faveur. "Alain Juppé a assumé des fautes dont l’univers entier sait que ce n’était pas exactement les siennes. Il a assumé, tout seul. Ce n’est pas un plus mais ça force l’estime", conclut-il.

Du rab sur le Lab

PlusPlus