Benoît Hamon estime que le projet d'Emmanuel Macron est inspiré "par les forces de l'argent"

Publié à 20h34, le 16 mars 2017 , Modifié à 20h34, le 16 mars 2017

Benoît Hamon estime que le projet d'Emmanuel Macron est inspiré "par les forces de l'argent"
Benoît Hamon © Capture d'écran TMC
Image Sylvain Chazot


MONEY (GET AWAY) - Il n'en est pas encore à dire que son adversaire, c'est le monde de la finance. Mais Benoît Hamon est fortement gêné, dans cette campagne présidentielle, par le rôle prédominant joué, selon lui, par l'argent. Argent partout, argent tout le temps, argent trop cher surtout, il est, dans cette quête de l'Élysée, régulièrement question de monnaie. Et cela ennuie profondément le vainqueur de la primaire de la Belle Alliance Populaire.

Tout ceci est la faute de François Fillon. Mais pas seulement, estime Benoît Hamon. Invité de Quotidien ce jeudi 16 mars, l'élu socialiste lance :



La campagne est polluée par l'argent, à la fois dans le comportement de ceux qui ont un rapport à l'argent qui ne colle pas avec l'exemplarité qu'on attend d'un chef de l'État, mais aussi polluée par les forces de l'argent qui inspirent à mes yeux beaucoup les projets de François Fillon et d'Emmanuel Macron. […] Il y a trop d'intérêts privés.

Et Benoît Hamon de prendre un exemple concret : la lutte contre les véhicules diesel qui, selon l'élu PS, serait impossible pour Emmanuel Macron car il serait "lié aux lobbys industriels, automobiles".

Benoît Hamon répète alors sa demande formulée à Emmanuel Macron de publier la liste de ses donateurs. "C'est important de savoir dans une campagne présidentielle de savoir qui est financée par qui", ajoute-t-il.

Le terme de "forces de l'argent" fait en tout cas penser à la formule employée, également pour viser Emmanuel Macron, par François Bayrou en septembre 2016. "Ce sont les mêmes forces qui veulent réussir avec Macron ce qu'elles ont raté avec Strauss-Kahn. Or pour moi, c'est absolument central, je ne suis pas pour que le pouvoir de l'argent prenne le pas sur la politique", avait déclaré le président du Modem sur BFMTV avant de rejoindre, six mois plus tard, le leader d'En Marche !

Mais de là à imaginer que Benoît Hamon va soutenir Emmanuel Macron dans six mois...

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