Benoît Hamon explique que le François Mitterrand de cette présidentielle, c’est lui et pas Jean-Luc Mélenchon

Publié à 12h03, le 20 avril 2017 , Modifié à 12h05, le 20 avril 2017

Benoît Hamon explique que le François Mitterrand de cette présidentielle, c’est lui et pas Jean-Luc Mélenchon
Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon. © Montage Le Lab via AFP
Image Amandine Réaux


BRÈVE DE CAMPAGNE – Benoît Hamon aura passé une partie de sa campagne présidentielle à attaquer Emmanuel Macron, l’incarnation selon lui "du giscardisme relooké par quelques bonnes agences de communication". Le candidat du PS juge le projet politique de son adversaire "assez régressif" ce jeudi 20 avril sur France Inter. Quitte à associer les candidats de 2017 à ceux du passé, Patrick Cohen pose la question à son invité : "Si Macron c’est Giscard, Mitterrand c’est Mélenchon ?" Benoît Hamon réfute :

[Rires] Non, c’est moi. Je suis attaché à des principes qui aspirent à ce que, demain, le destin de la France continue à s’inscrire dans l’Europe. Je ne pense pas qu’on puisse être écologiste sincère et en même temps ne pas être européen. Qui peut penser qu’il peut y avoir une politique avec un impact suffisant en matière de conversion écologique de notre économie à l’échelle de la France ? Personne. Donc il faut rester européen. Cette question de l’Europe, au-delà même de l’enjeu écologique, elle est fondamentale dans ce qui a toujours été l’aspiration de la gauche internationaliste à construire des coopérations plutôt qu’à rouvrir des débats sur les frontières.

L’ancien ministre de l’Éducation nationale poursuit donc ses attaques contre Jean-Luc Mélenchon sur la question de l’Europe comme il l’avait déjà fait lors de précédents débats télévisés, et ce malgré le pacte de non-agression conclu entre eux. Dimanche, lors d’un entretien à C politique (France 5), François Hollande avait également pris position contre l’euroscepticisme du candidat de La France insoumise. "On ne peut pas mettre en cause ce qu’a été la construction européenne surtout quand on se réclame de François Mitterrand", avait fustigé le chef de l’État.

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