Benoît Hamon fustige la "trumpisation" de François Hollande par son "incontinence verbale"

Publié à 10h20, le 23 octobre 2016 , Modifié à 10h24, le 23 octobre 2016

Benoît Hamon fustige la "trumpisation" de François Hollande par son "incontinence verbale"
© Montage Le Lab via AFP

C’est une expression employée par les politiques et somme toute assez pratique puisqu’elle peut désigner à peu près toute dérive que l’on condamne. Ici, l’arrivée de Jean-Marc Morandini est une "trumpisation de l’information", selon la ministre de la Culture Audrey Azoulay. Là, Manuel Valls dénonce la "trumpisation" d’une partie de l’opposition après l’attentat de Nice.

Ce dimanche 23 octobre, Benoît Hamon utilise lui aussi ce néologisme des plus péjoratifs venant d’un candidat de gauche, en référence à Donald Trump, le candidat républicain à l’élection présidentielle américaine. Dans le JDD, l’ancien ministre de l’Éducation nationale, député frondeur et candidat à la primaire de la Belle alliance populaire laisse éclater sa colère après la sortie d’Un Président ne devrait pas dire ça… (Stock) :

 

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Le bouquin a fait un dégât incroyable. Il nous fait honte. Il donne une impression d’incontinence verbale. Il y a une forme de 'trumpisation' de la candidature de François Hollande.

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Autrement dit : le Président ne pourrait pas s’empêcher de parler sans cesse à des journalistes. Et pas pour dire les choses les plus pertinentes, à en croire Benoît Hamon, qui pourrait affronter son ancien n+2 à la primaire des 22 et 29 janvier.

Le dernier carré des fidèles de François Hollande s’en est pris aux propos tenus dans le livre des journalistes du Monde. Claude Bartolone s’est dit "stupéfait", Jean-Christophe Cambadélis "déboussolé". Même Stéphane Le Foll doute de la capacité du Président à se représenter.





[BONUS TRACK]

Ils seront au moins trois candidats frondeurs à vouloir affronter François Hollande à la primaire de la Belle alliance populaire : Arnaud Montebourg, Marie-Noëlle Lienemann et Benoît Hamon. Avec le risque d'une dispersion des voix et du coup de faire élire celui qu'ils combattent. Dans le JDD du 23 octobre, on apprend que la sénatrice de Paris a proposé à l'ancien ministre de l'Éducation nationale de renoncer à se présenter pour se ranger derrière Arnaud Montebourg.

Pour l'instant, Benoît Hamon n'a pas donné suite à sa proposition...

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