Bernard Accoyer (LR) explique qu'il ne sert pas à grand chose de s'opposer pendant les "100 jours" d'un nouveau Président

Publié à 09h28, le 12 août 2017 , Modifié à 09h35, le 12 août 2017

Bernard Accoyer (LR) explique qu'il ne sert pas à grand chose de s'opposer pendant les "100 jours" d'un nouveau Président
Bernard Accoyer © PIERRE VERDY / AFP
Image Etienne Baldit


ON SERT À RIEN - Au petit jeu du "qui sont les vrais opposants de Macron à l'Assemblée", Les Républicains ne sont pas vraiment sortis vainqueurs depuis le début du quinquennat. Avec ses 100 membres, le plus important groupe parlementaire d'opposition n'a pas été le plus audible, débordé en cela par l'activisme et les coups d'éclat des 17 députés de la France Insoumise. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé, la droite ayant donné la réplique à La République en Marche sur la majorité des six textes déjà adoptés au palais Bourbon - malgré leur proximité idéologique illustrée par la nomination au gouvernement de transfuges de droite, et parfois avec un jusqu'au-boutisme qui laisse songeur.

Ceux qui ont longtemps cru à une présidentielle gagnée d'avance sont donc quelque peu relégués au second voire troisième plan. Mais cela n'est pas si grave puisque c'est le lot de tous les débuts de mandat, explique en substance Bernard Accoyer au Figaro, samedi 12 août. À l'approche des fameux "100 jours" d'Emmanuel Macron depuis son entrée en fonctions le 14 mai, cet ancien fidèle de François Fillon (et toujours patron de LR dans l'attente de l'élection d'un nouveau président) explique, un brin fataliste :

Les 100 jours ne nous appartiennent pas, ils appartiennent au nouvel exécutif. Se battre contre cela revient à affronter des moulins à vent.

Sous-entendu : autant ne pas trop se fatiguer et attendre la rentrée pour mettre le paquet. Et il est vrai qu'entre l'installation du gouvernement et des députés, l'annonce des premières réformes et le storytelling présidentiel permanent, l'opposition n'a pas forcément eu beaucoup d'espace pour exister. Du moins jusqu'à ce que les premiers couacs, mesures impopulaires et autres scènes de grand n'importe quoi à l'Assemblée ne viennent mettre la majorité en difficulté et faire chuter la cote de popularité d'Emmanuel Macron.

C'est d'ailleurs ce en quoi veut croire le patron des députés LR Christian Jacob, qui affirme lui aussi auprès du Figaro ce samedi :

Il est très difficile de se faire entendre aujourd'hui car beaucoup de choses ont semblé réussir à Macron jusqu'à présent. Mais c'est en train de changer. 

L'espoir fait vivre.





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