"Bordel" : Édouard Philippe rappelle que "sa fille de 7 ans" sait qu'il "ne faut pas" dire de gros mots

Publié à 08h57, le 09 octobre 2017 , Modifié à 09h41, le 09 octobre 2017

"Bordel" : Édouard Philippe rappelle que "sa fille de 7 ans" sait qu'il "ne faut pas" dire de gros mots
Édouard Philippe © Montage le Lab via Europe1
Image Etienne Baldit


Le bordel continue. Cinq jours après, on parle encore des propos hautement polémiques d'Emmanuel Macron sur ceux qui "foutent le bordel" au lieu "d'aller regarder s'ils peuvent pas avoir des postes". Si à peu près toute la classe politique a eu l'occasion de dénoncer ou de soutenir cette sortie présidentielle, cela n'avait pas encore été le cas d'Édouard Philippe. L'occasion de donner son avis sur la chose lui est donnée lundi 9 octobre sur Europe 1.

"Je trouve un peu surprenant, pour parler de façon assez neutre, qu'on y consacre autant de temps et autant de commentaires", commence le Premier ministre. Toute cela serait donc nettement exagéré de la part des journalistes qui, comme le pense le chef de l'État, sont ceux qui en réalité le mettent, le bordel. Édouard Philippe poursuit sa défense de son n+1 en faisant valoir :

Le président de la République, quand il s'exprime, s'exprime avec une grande clarté et avec du reste souvent un registre de vocabulaire qui a pu le placer sous le feu de la critique quand on considérait qu'il avait des formulations trop intellectuelles.

En gros : Emmanuel Macron tient un discours de vérité (ce qui est bien), et de toute façon, quoi qu'il dise, on vient lui chercher des poux. Puis vient la dernière partie de son intervention, dont la chute peut surprendre :

- Édouard Philippe : Il se trouve qu'il lui arrive, comme il m'arrive, comme il vous arrive sans doute, monsieur Cohen...

- Patrick Cohen : Oui mais je suis pas aux responsabilités...

- Édouard Philippe : Oui mais vous avez des responsabilités. Et parfois j'imagine que sous le coup de l'impression que vous êtes dans un petit groupe, bah vous vous laissez aller et vous dites quelque chose qui relève de l'ordre du gros mot. En général, quand ça arrive, ma fille qui a 7 ans me dit que je ne devrais pas le faire, voilà.

Après une grosse minute de minimisation et de défense d'Emmanuel Macron, Édouard Philippe sous-entend donc que laisser échapper un "bordel" comme ça, même en privé, est une bêtise et que même les petits enfants le savent. Ce qui est *un peu* violent. 

Ça doit être ce que l'on appelle un scud complexe...





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