Brexit : le ministère de l'Intérieur britannique sollicité pour interdire la venue de Marine Le Pen

Publié à 18h51, le 24 avril 2016 , Modifié à 07h51, le 25 avril 2016

Brexit : le ministère de l'Intérieur britannique sollicité pour interdire la venue de Marine Le Pen
Marine Le Pen © AFP

NOT WELCOME - Marine Le Pen a prévu de se rendre au Royaume-Uni au mois de mai pour soutenir le "Brexit".

Seulement voilà : le camp favorable à une sortie britannique de l’Union européenne, lors du référendum du 23 juin prochain, a demandé à la ministre britannique de l'Intérieur Theresa May d'interdire d'entrée au Royaume-Uni la présidente du parti frontiste.

Raison évoquée par Gisela Stuart, coprésidente de la campagne officielle "Vote Leave" : Marine Le Pen "a tenu dans le passé nombre de propos clivants et incendiaires, notamment en comparant les musulmans priant dans la rue à l'occupation nazie en France".

La ministre de l’Intérieur n’a pas encore fait savoir quelle suite elle allait donner à cette requête, rappelant toutefois qu'elle ne s'exprimait pas "sur des cas individuels".

Interrogé par l’AFP, Florian Philippot a indiqué que Marine Le Pen avait été "sollicitée pour aller soutenir le camp du Brexit" et "étudie l'opportunité d'un tel déplacement". "Le Royaume-Uni est un Etat de droit et une démocratie avancée et donc une Française, de surcroît élue, peut parfaitement y circuler librement", a argué le numéro deux du FN.

Le chef du parti europhobe et anti-immigration Ukip Nigel Farage a, quant à lui, déclaré sur Sky News qu'il ne pensait pas qu'une intervention de Marine Le Pen serait utile à la campagne en faveur du Brexit, mais il s'est opposé à ce qu'elle soit interdite d'accès au territoire britannique.

En mars, aucun élu local n’avait accepté de rencontrer Marine Le Pen lors d’une visite au Québec. La cheffe frontiste n’est pas non plus la bienvenue à Alger, comme l’a annoncé le maire de la capitale algérienne.

[Edit 25 avril] Interrogée à ce sujet sur France 2, Marine Le Pen a expliqué "pardonner" à Gisela Stuart :

 

"

Je lui pardonne beaucoup parce qu’elle est pour la sortie de l’Union européenne. Elle reste une socialiste. Les socialistes ont toujours eu un léger problème avec la démocratie. Je m’étonne qu’elle n’ait rien dit pour la venue de monsieur Obama.

"

Du rab sur le Lab

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