Bruno Gollnisch se félicite d'avoir donné une "petite leçon de déontologie" aux "provocateurs de Canal +"

Publié à 15h20, le 01 mai 2015 , Modifié à 17h34, le 01 mai 2015

Bruno Gollnisch se félicite d'avoir donné une "petite leçon de déontologie" aux "provocateurs de Canal +"
Bruno Gollnisch se livrant à l'enseignement pratique de la déontologie journalistique © Gif Le Lab via images BFMTV

J'VOUS APPRENDRAI, MOI - Pour une fois, Le Petit Journal de Canal + a assisté à un événement organisé par le Front national. D'ordinaire jugés indésirables car "militants" par le parti de Marine Le Pen, deux équipes de journalistes de l'émission de Yann Barthès étaient toutefois présentes, vendredi 1er mai, pour le traditionnel défilé du FN devant la statue de Jeanne d'Arc, à Paris. Une expérience finalement assez peu concluante : trois de ces journalistes ont été agressés par des militants frontistes, avant d'être évacués par le service d'ordre du parti afin d'assurer leur protection. 

Un incident qui a eu lieu alors que cette équipe du Petit Journal tendait sa perche son au-dessus de Bruno Gollnisch durant la manifestation. Ce que l'eurodéputé FN et très proche de Jean-Marie Le Pen n'a *pas vraiment* apprécié, frappant la perche avec son parapluie et tentant de l'arracher tout en dénonçant une "violation de la vie privée". Le tout à la grande satisfaction de certains militants. Les choses ont alors dégénéré, les journalistes recevant des coups de la part de ces derniers. 

Sur Twitter en début d'après-midi, Bruno Gollnisch s'est félicité d'avoir donné une "petite leçon gratuite de déontologie" aux "provocateurs de Canal +" qui "pratiquent le micro-perche espion" :

Selon un porte-parole de la chaîne cryptée cité par l'AFP, un caméraman, un journaliste et un ingénieur son ont été "encerclés par plusieurs militants après une interview de Bruno Gollnish" puis "frappés, notamment au dos et dans la nuque". Canal précise que ses trois journalistes "vont bien" et que des images de cette escarmouche seront diffusées dans Le Petit Journal lundi soir prochain. 

Voilà la scène qui a provoqué l'incident, filmée par les caméras de BFMTV



Interrogé par France TV Info, l'eurodéputé FN s'est justifié en déclarant notamment qu' "à force de chercher les claques, on finit par les trouver". Il dit :

Moi, je ne les ai pas frappés, mon parapluie visait l'objectif de la caméra. Après, des militants, excédés, les ont un peu secoués. Ce sont des provocateurs, comme les Femen : à force de chercher les claques, on finit par les trouver. Et puis au final, ils ont survécu, ils ne sont pas morts, ils ont leurs yeux et leurs membres intacts.

L'ancien vice-président du Front national n'a en revanche pas pipé mot quant aux autres événements qui ont un chouïa perturbé le défilé du FN, à savoir le tour d'honneur de Jean-Marie Le Pen qui s'est invité sur la scène sous les yeux d'une Marine Le Pen impuissante (malgré l'interdiction, pour le fondateur du parti, d'être présent sur l'estrade) et l'interpellation plus que musclée de trois Femen venues dire "Heil le Pen" au balcon du Grand Hôtel surplombant le Café de l'Opéra.

Alors que certains responsables politiques ont réagi à l'attaque de parapluie de Bruno Gollnisch, à l'instar de Najat Vallaud-Belkacem, l'eurodéputé FN a reçu le soutien de Bruno Clavel, ancien candidat FN aux municipales dans le 3ème arrondissementVia Twitter, Bruno Clavel aurait lui aimé que les militants frappent "plus fort" sur les journalistes de Canal Plus. 



 

[EDIT 17h24] Ajout des déclarations de Bruno Gollnisch à France TV Info

[EDIT 16h52] Ajout du tweet de Bruno Clavel

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