Bruno Le Roux assure que François Hollande n’a pris "aucune mesure par intérêt électoral"

Publié à 10h45, le 30 juin 2016 , Modifié à 10h45, le 30 juin 2016

Bruno Le Roux assure que François Hollande n’a pris "aucune mesure par intérêt électoral"
© AFP

François Hollande n’a jamais invité Bruno Le Roux à faire partie du gouvernement. Mais le député de Seine-Saint-Denis n’est pas rancunier. Oh non. Bien au contraire : le patron des députés PS a même créé une initiative pour défendre le bilan du quinquennat, du nom de "Du progrès en plus".

Ce 30 juin sur LCI, Bruno Le Roux s’est livré à une nouvelle séquence de com' pro-Hollande. Cette fois-ci, il a assuré que le chef de l’état n’avait pris aucune mesure par intérêt électoral :

 

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Je pense que le président de la République a pris toutes ses décisions depuis 2012 en fonction de l’état de la France, en fonction de ce qu’il veut pour la France et en fonction d’un moment où il aura un rendez-vous avec le peuple et où il faudra expliquer et remettre en perspective. S’il y a bien un président de la République qui pourra dire : 'Au bout du compte, les décisions que j’ai prises, elles ont posé un certain nombre de problèmes dans mon camp, elles ont sucité des interrogations, mais aucune n’a été prise par intérêt électoral', c’est bien lui.

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Tout le monde n’est pas forcément de l’avis de Bruno Le Roux. Outre les baisses d’impôts promises par François Hollande le matin même dans une interview fleuve aux Echos, certaines mesures peuvent être perçues, par les opposants au chef de l’Etat, comme des cadeaux électoraux, à un an de la prochaine présidentielle.

Ainsi la hausse de la prime des instituteurs, la baisse des dotations de l’Etat aux maires d’un au lieu de deux milliards, le renoncement aux annulations de crédits de 134 millions d'euros prévues sur le budget de la recherche, ou encore le plan de soutien aux agriculteurs.

Pas de quoi fait flancher Bruno Le Roux qui assure que "le meilleur prochain président, c’est le président". Le chef de file des députés socialistes avait d’ailleurs martelé qu’il n’y a pas "le moindre renoncement ou le moindre manquement par rapport aux promesses du président de la République". Et ce même si l’on compte 46 promesses de campagne brisées et 47 partiellement tenues, selon le site de fact-checking Lui Président.

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