Bruno Le Roux explique que les frondeurs "n'auront pas envie" de repartir aux législatives avec l'étiquette PS

Publié à 17h47, le 20 juillet 2016 , Modifié à 18h03, le 20 juillet 2016

Bruno Le Roux explique que les frondeurs "n'auront pas envie" de repartir aux législatives avec l'étiquette PS
Image Aurélie Marcireau


Suite et fin de ce qui fut un calvaire pour le gouvernement : l'examen de la loi Travail. Pour la troisième fois, Manuel Valls vient de faire appel à l'article 49-3 de la Constitution pour faire passer le texte sans vote ce mercredi 20 juillet. Pas de motion de censure en vue côté opposition, ni du côté des frondeurs et de la gauche du PS. Le texte sera donc considéré comme adopté jeudi 21 juillet. Les difficultés du gouvernement sont venues en grande partie de sa propre majorité. Par deux fois, des députés PS frondeurs ont tenté de déposer (sans succès) une motion de censure. L'intention ne pouvant être sanctionnée, ils ne sont pas exclus du PS. Mais, la clarification va venir lors des élections législatives. C'est en tout cas le sentiment de Bruno Le Roux, patron du groupe PS. Interrogé ce 20 juillet par LCP, il explique :

Il y a une trentaine de députés qui depuis maintenant 2 ans de toute façon sont systématiquement contre. Voilà. Mais l'heure de vérité arrive, avec les élections qui arrivent et avec le fait que nous allons demander aux français leur avis. Nous, nous allons assumer fièrement le projet que nous avons mené, la suite que nous entendons poursuivre et eux vont de leur coté prendre leurs responsabilités mais il y a un moment où c'est la clarté qui doit l'emporter. Moi, je ne suis pas pour que nous soyons ensemble à tout prix. Je suis pour que chacun assume ses différences. 

Cette trentaine de députés peut-elle de nouveau porter les couleurs du PS en 2017 ? En octobre 2015, Bruno Le Roux estimait qu'il était envisageable de les priver de l'investiture. Quelques mois plus tard, changement de technique... Bruno Le Roux pense que ce sont ces derniers qui ne la souhaiteront sans doute pas. Ils renvoient ceux qui se considèrent comme les garants des engagements de la campagne de François Hollande à la cohérence :

J'imagine mal d'ailleurs qu'eux même souhaitent repartir avec cette étiquette alors qu'ils n'ont pas cessé de critiquer, de taper sur leur propre parti. Donc c'est à Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du parti socialiste de dire comment s'opéreront ces investitures mais j'imagine bien qu'une investiture c'est un moment de clarté et que ceux qui ont rejeté, qui ont combattu la politique que nous avons menée ici n'auront pas envie de solliciter une nouvelle investiture.

Si on ne connaît pas encore les envies de ces députés frondeurs sur ce sujet, on voit bien en revanche, que Bruno Le Roux, lui, ne souhaite pas qu'ils fassent campagne sous étendard PS. Une campagne que beaucoup d'élus PS redoutent

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