Bruno Retailleau assume totalement l’intox de François Fillon sur le prétendu "suicide" de son épouse

Publié à 09h17, le 07 mars 2017 , Modifié à 09h22, le 07 mars 2017

Bruno Retailleau assume totalement l’intox de François Fillon sur le prétendu "suicide" de son épouse
© FRANK PERRY / AFP
Image Amandine Réaux


Mercredi 1er mars, les chaînes de télévision ont tourné en boucle sur la rumeur du suicide de Penelope Fillon, après l’annulation sans explication de la visite du candidat LR au Salon de l’agriculture.

Vous n’étiez pas au courant ? C’est normal, puisque c’est totalement faux. Mais Bruno Retailleau n’en a rien à faire. Il défend bec et ongles son champion qui a assuré (à tort, donc), dimanche soir, qu’on avait "annoncé le suicide de [sa] femme mercredi matin sur des chaînes de télévision". Le coordinateur de la campagne de François Fillon explique mardi sur RMC :



- Bruno Retailleau : Mercredi, cette rumeur a circulé et un collaborateur a dû lui dire : 'Écoute, ça tourne sur des chaînes, etc.' et qu’il a retenu et que ça l’a beaucoup impressionné.

- Jean-Jacques Bourdin : C’est faux !

- Bruno Retailleau : Non.

- Jean-Jacques Bourdin : C’est faux ! Dites moi que c’est faux.

- Bruno Retailleau : Oui. Mais cette rumeur, malheureusement, vous le savez bien, et d’autres rumeurs, comme quoi son épouse était partie au Pays de Galles, les réseaux internet en étaient pleins mercredi. Les rumeurs de notre monde… Il en a souffert. Ça lui a imprimé dans sa mémoire quelque chose qu’il a ressorti sur France télé. Et alors ? Et alors ? Et alors ? Qui ça va choquer, franchement ?


C’est vrai, martèle donc dans un premier temps le sénateur de Vendée. Avant de reconnaître que c’est faux, mais que François Fillon a eu raison de répandre cette "fake news". Enfin, cette "rumeur", comme Bruno Retailleau la nomme lui-même.

Au passage, ce fidèle filloniste diffuse une autre intox : seule une poignée de tweets mentionnaient le "suicide" de Penelope Fillon. Difficile, dès lors, de dire que "les réseaux internet" (sic) en étaient pleins.







[BONUS TRACK]

Nouvellement spécialiste de l’intox, Bruno Retailleau a annoncé, dimanche, que 200 puis 300.000 sympathisants s’étaient réunies place du Trocadéro à Paris pour soutenir François Fillon, alors que le lieu ne peut contenir que 45.000 personnes. L’éternel débat entre les chiffres avancés par les organisateurs et par les autorités… Ce qui a donné lieu à ce fabuleux échange avec Jean-Jacques Bourdin, pour qui LR est passé du côté de la CGT :



- Jean-Jacques Bourdin : Pourquoi avoir menti sur les chiffres de la participation ? Vous n’étiez pas 200.000…

- Bruno Retailleau : Faux ! Faux ! La place du Trocadéro, déjà, alors là les chiffres sont différents et sont autour de 50, 60.000. Et vous aviez trois avenues où ça débordait. Vous aviez deux bouches de métro qui étaient pleines. Franchement, j’ai entendu des chiffres qui m’ont stupéfait. Vous pouvez pas dire qu’au Trocadéro, y’avait 30 ou 40.000 personnes. Ce sont des chiffres qui sont faux. C’est l’éternel débat entre les organisateurs et la police.

- Jean-Jacques Bourdin : Vous êtes côté CGT, quoi. Remarquez, ça change !

- Bruno Retailleau : [Rires] Y’avait beaucoup de drapeaux. Mais des drapeaux bleu, blanc, rouge. Pas des drapeaux rouges ! Mes couleurs à moi sont les couleurs de la France. Non mais je vous assure, c’était noir de monde.


Des images de Quotidien montrent Jérôme Chartier demandant à Bruno Retailleau d’annoncer des centaines de milliers de personnes : "Faut dire 200.000".



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