Bruno Roger-Petit, porte-parole de l'Élysée, explique qu'il est interdit de "bavardages" avec la presse

Publié à 15h01, le 09 novembre 2017 , Modifié à 15h12, le 09 novembre 2017

Bruno Roger-Petit, porte-parole de l'Élysée, explique qu'il est interdit de "bavardages" avec la presse
Bruno Roger-Petit (si vous ne le connaissez pas : il est derrière l'homme flou au premier plan) © PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP
Image Etienne Baldit


BREF - On s'en était un tout petit peu rendu compte par nous-mêmes : depuis sa nomination au poste de porte-parole de l'Élysée, l'ancien journaliste Bruno Roger-Petit parle très peu en "on" dans la presse et lorsqu'il le fait, c'est généralement pour ne pas dire grand-chose. Ou tout du moins pas grand chose de notable. Cela est finalement assez peu surprenant, Emmanuel Macron ayant décliné son refus d'une "présidence bavarde" à tous les échelons du dispositif gouvernemental. Y compris celui du porte-parole de la présidence.

Dans Le Monde jeudi 9 novembre, on trouve en effet ces rares paroles en "on" de Bruno Roger-Petit, qui explique que sa communication est aussi cadenassée que celle des autres par la volonté présidentielle de ne rien laisser fuiter :

Le mot d’ordre, depuis six mois, c’est 'pas de bavardages'. Et cela vaut aussi pour le porte-parole.

Il ne faut donc clairement pas compter sur l'ancien éditorialiste pour avoir un petit aperçu des coulisses du pouvoir, Emmanuel Macron s'opposant catégoriquement à ces pratiques (contrairement à vous-savez-qui) et recadrant même ses troupes en conseil des ministres lorsque certains s'épandent trop dans la presse.

Cette consigne un poil rigide, imposée à un collaborateur pourtant censé communiquer auprès des journalistes politiques (entre autres), peut effectivement prévenir les fuites intempestives. Mais elle peut aussi causer une certaine fadeur de la parole officielle...





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