Cambadélis annonce "une procédure" contre Valls "devant la commission des conflits" du PS

Publié à 10h41, le 10 mai 2017 , Modifié à 13h01, le 10 mai 2017

Cambadélis annonce "une procédure" contre Valls "devant la commission des conflits" du PS
Jean-Christophe Cambadélis © AFP
Image Etienne Baldit


DEHORS ? - Vers l'exclusion de Manuel Valls des rangs socialistes ? L'ancien Premier ministre, qui avait déjà soutenu Emmanuel Macron et non Benoît Hamon (pourtant candidat officiel du PS) dès le premier tour de la présidentielle, essaye désormais d'obtenir (sans doute en vain) l'investiture de "La République en marche" pour les législatives. Et cela ne passe évidemment pas du tout du côté de Solférino. Le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis annonce ainsi, mercredi 10 mai sur Beur FM, qu'"une procédure est en cours" concernant Manuel Valls, qui "est déferré devant la commission des conflits" du parti.





Chef de la majorité il y a encore cinq mois, Manuel Valls pourrait donc se faire virer de son propre parti. Tout va bien. Voilà qui devrait faire tout drôle à l'ex-Premier ministre. "Personne ne peut nous exclure du PS" à cause de l'appel à voter Macron, avait-il en effet dit à ses proches fin avril. Mais pour sa tentative de concourir sous les couleurs du parti du futur Président, en revanche...

À noter que tous les vallsistes sont loin de suivre leur leader dans sa démarche. Si Malek Boutih a lui aussi effectué sa demande d'investiture à LREM, le pourtant fidèle Luc Carvounas a pour sa part lâché son ami, refusant de le suivre "cette fois".

[Edit 13h]

Dans une "mise au point" envoyée aux rédactions en milieu de journée, le Parti socialiste écrit que cette déclaration de Jean-Christophe Cambadélis "confirme le fait que la situation de Manuel Valls est bien examinée par la commission nationale des conflits, décision qui fut prise lors du Bureau National du 6 avril". Soit il y a plus d'un mois et bien avant les événements des dernières heures. Ce jour-là, le Premier secrétaire écrivait en effet, entre autres : 

Je demande à la Commission Nationale des Conflits (CNC) de se saisir des cas de ceux qui appellent à voter pour un autre candidat que celui issu de la primaire.

Si l'on comprend bien, l'examen de la situation de Manuel Valls par la commission des conflits du PS résulterait donc de son appel à voter pour Emmanuel Macron, et non de sa demande d'investiture à "La République en marche".

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