Castaner ne "pense" pas pouvoir rester porte-parole du gouvernement s'il est élu à la tête de LREM

Publié à 08h36, le 25 octobre 2017 , Modifié à 09h19, le 25 octobre 2017

Castaner ne "pense" pas pouvoir rester porte-parole du gouvernement s'il est élu à la tête de LREM
© AFP
Image Etienne Baldit


C'est donc officiel. Après avoir dit son "intérêt" et après qu'Emmanuel Macron l'a adoubé comme son candidat, Christophe Castaner annonce qu'il briguera le poste de délégué général de LREM, au cours de l'élection qui aura lieu le 18 novembre. Et s'il estime qu'il pourra sans doute conserver son poste de secrétaire d'État chargé des Relations avec le parlement, il n'en va pas de même pour sa casquette la plus médiatique : celle de porte-parole du gouvernement.

Questionné à ce sujet sur RTL mercredi 25 octobre, Christophe Castaner indique :

Je pense que le porte-parole ne peut pas être le représentant d'un des mouvements politiques qui est dans la majorité.

"C'est une décision qui relève du président de la République et du Premier ministre, pas de moi", précise-t-il toutefois quelques minutes plus tard, sous-entendant par ailleurs qu'il ne quittera pas son poste de porte-parole avant d'avoir été élu délégué général de LREM.

Et Benjamin Griveaux est bien d'accord avec Christophe Castaner. Le secrétaire d'État auprès de Bruno Le Maire au ministère de l'Économie, dont le nom circulait également pour être candidat à la tête de LREM, explique sur Europe 1 ce mercredi qu'à son sens, il faudra trouver un nouveau porte-parole si Christophe Castaner devait prendre la tête du parti présidentiel :

Porte-parole [en même temps que patron de LREM], vraisemblablement, c’est compliqué. Mais en revanche membre du gouvernement, rien n’est incompatible.

La République en marche y gagnerait donc un chef, mais le gouvernement et la France (osons le dire) perdraient un artiste, un homme qui, à chaque prise de parole ou presque, commet une boulette verbale ou suscite une polémique. Mais EN MÊME TEMPS, un homme également capable de multiplier par presque 10 le nombre de vues de la vidéo de son point presse post-conseil des ministres, et ce grâce à une simple intervention depuis la banquette arrière de sa voiture diffusée sur les réseaux sociaux. Il serait donc profondément regretté.

[BONUS TRACK] Et alors ?

Christophe Castaner est donc le candidat désigné par Emmanuel Macron, ce que d'aucuns jugent bien peu démocratique. Et si Benjamin Griveaux, par exemple, dément tout fait du prince en vantant "un choix collectif", sa collègue ministre de la Justice, elle, ne s'embarrasse pas de telles justifications. Interrogée sur franceinfo sur ce "choix" présidentiel, elle répond d'un très fillonesque :  

Oui, et alors ?

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