Ce message de *soutien* aux assos calaisiennes de Gérard Collomb : qu'ils aillent "déployer leur savoir-faire ailleurs"

Publié à 11h47, le 23 juin 2017 , Modifié à 14h17, le 26 décembre 2017

Ce message de *soutien* aux assos calaisiennes de Gérard Collomb : qu'ils aillent "déployer leur savoir-faire ailleurs"
Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur. © AFP

Le plus grand bidonville d'Europe, celui de Calais, qu'on appelait "la jungle", a été démantelé par Bernard Cazeneuve en octobre 2016. Mais depuis, la situation ne s'est pas franchement améliorée. Selon les associations, 600 personnes dormiraient dans les bois alentours, à même le sol.

Des associations leur viennent en aide. Sur place ce vendredi 23 juin, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb leur a adressé ce petit message, relayé par un journaliste de Libé :

Il faut dire que ce que craignent les autorités par-dessus tout, c'est l'installation d'un nouveau camp. Face à cela, Gérard Collomb, est monté au créneau. Au quotidien calaisien Nord Littoral, il assure, toujours ce vendredi :

 

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Il n'y aura pas de centre. [...] Si nous créons un centre sur place, il sera rapidement débordé et nous ne pourrons pas faire face à cette situation. Les précédents de Sangatte et du campement de la Lande en attestent. [...] Je me méfie des centres qui se disent prêts à accueillir des migrants pour seulement quelques jours et qui finalement durent dans le temps.

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Plus tard, face aux médias, il développait :

 

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Nous ne voulons pas que se reconstitue la jungle comme elle a pu avoir lieu ici par le passé. On ne veut pas laisser s'enkyster progressivement un certain nombre de gens qui arriveraient ici. C'est pour cela que nous avons rajouté aux forces de l'ordre déjà présentes sur le terrain (six escadrons), deux nouveaux escadrons afin d'empêcher que le flux qu'on voit depuis quelques semaines continue à augmenter.

 

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Le message est clair : Gérard Collomb ne veut plus de migrants à Calais. Ni dans un camp "sauvage", ni dans un centre, ni n'importe où ailleurs. Il a d'ailleurs indiqué qu'il allait présenter "dans les quinze jours", un "plan" sur les migrants au président de la République pour "traiter le problème de l'asile de manière plus facile qu'aujourd'hui".

Un *traitement* du *problème* qui passe par une "réduction des délais de manière drastique" parce que "les gens ici restent 18 mois, deux ans, et ensuite ils n'en repartent plus", ce qui crée une "embolisation de l'ensemble des dispositifs".

Et Collomb de finir par lâcher sa punchline du jour :

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Il n'y a pas de raison qu'en France tout le monde ait vocation à rester.

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