Ce moment où le socialiste Boris Vallaud a cru qu'il voulait lui aussi supprimer l'ISF

Publié à 10h30, le 10 octobre 2017 , Modifié à 10h30, le 10 octobre 2017

Ce moment où le socialiste Boris Vallaud a cru qu'il voulait lui aussi supprimer l'ISF
Boris Vallaud © Capture d'écran France Inter
Image Sylvain Chazot


Il est encore plus seul que Daniel Day Lewis, pourtant bon dernier des Mohicans. La solitude est encore plus grande lorsque l'on désire, en 2017, porter sur ses épaules la maison socialiste. Boris Vallaud ne manque donc pas de courage, ni d'abnégation. Il manque juste, parfois, d'attention.

Exemple ce mardi 10 octobre. Sur France Inter, le député PS des Landes évoque le projet de loi de Finances alternatif 2018 que ses camarades députés Nouvelle gauche ont présenté en début de mois. Là, interrogé par Léa Salamé, Boris Vallaud s'emmêle totalement les pinceaux, ne sachant plus si son camp veut supprimer l'ISF ou le maintenir. Ce qui change tout de même pas mal de choses. Voici l'échange :

-          Léa Salamé : J'ai lu votre contre-budget du Parti socialiste pour 2018 : maintien de l'ISF, suppression de la 'flat tax', on revient sur…  

-          Boris Vallaud : Non, suppression de l'ISF.

-          Léa Salamé : Ma… ma… Maintien de l'ISF ?

-          Boris Vallaud : Non non, suppression de l'ISF.

-          Nicolas Demorand : Votre contre-budget…

-          Boris Vallaud : Notre contre-budget, on supprime l'I…

-          Léa Salamé : Le groupe Nouvelle gauche propose, pour les ménages, le maintien de  l'ISF…

-          Boris Vallaud : Non…

-          Léa Salamé : … avec notamment une souplesse de l'actionnariat familial.

-          Boris Vallaud : [silence] … Le maintien de l'ISF pardon.

-          Léa Salamé : Oui, c'est ce que je vous dis.

-          Boris Vallaud : Le maintien de l'ISF, enfin suppression de la suppression, pardon. Non non, vous avez raison, c'est moi qui suis confus.

Mon Dieu, pendant un instant, l'un des derniers socialistes – ils ne sont plus que 31 à l'Assemblée nationale – a bien cru qu'il était de droite. Puis il s'est repris. Et oui, le contre-budget du PS propose bien de maintenir l'ISF, de supprimer la "flat tax" mais également de maintenir les emplois aidés. Soit s'inscrire dans la continuité du précédent quinquennat, finalement. 

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