Ce moment où Valls invite Dieudonné et Soral dans le débat de la primaire de la Belle Alliance Populaire

Publié à 22h34, le 25 janvier 2017 , Modifié à 22h34, le 25 janvier 2017

 Ce moment où Valls invite Dieudonné et Soral dans le débat de la primaire de la Belle Alliance Populaire
Benoît Hamon et Manuel Valls © Capture d'écran TF1
Image Sylvain Chazot


Après avoir longtemps parlé d'économie et notamment du revenu universel, Benoît Hamon et Manuel Valls ont poursuivi leur débat de l'entre-deux tours de la primaire de la Belle Alliance Populaire en parlant de laïcité. Vaste débat s'il en est, apparemment toujours pas tranché malgré les 112 printemps de la loi établissant la séparation de l'Église et de l'État, en France.

Manuel Valls donne sa vision de la laïcité. "Ma laïcité, c'est celle de Caroline Fourest, c'est celle d'Elisabeth Badinter", dit-il. Pour lui, la laïcité est "un bouclier" et "il ne faut rien céder". "Il n'y a pas que le problème de la laïcité, il y a aussi le problème de l'émancipation de la femme", ajoute l'ex-Premier ministre.

Puis Manuel Valls dénonce les attaques menées par certains contre cette valeur. Et soudain, l'ancien Premier ministre invite dans le débat deux personnes que l'on n'attendait pas forcément ici :

Benoît [Hamon] comme moi sommes victimes de cette alliance entre l'extrême droite et l'extrême gauche, entre Dieudonné que j'ai convaincu [sic] et [Alain ]Soral qui se permet des tweets… surtout pas convaincu, combattu cette idéologie de haine dont la première base est souvent l'antisémitisme. Donc il faut être impitoyable sur toutes ces questions. Il faut être clair : pas d'accommodements et pas de conflits.

La sortie de Manuel Valls est pour le moins notable puisqu'il semble associer les termes "extrême droite" et "extrême gauche" à Dieudonné et Alain Soral, sans préciser quelle mouvance politique ils s’inscrivent l'un et l'autre.

Benoît Hamon n'a cependant pas apprécié de voir les noms de Dieudonné et Alain Soral prononcés ainsi. "Je suis pour qu'on n'en parle pas : ça leur fait de la publicité et laissons-les là où ils sont, ils ne méritent pas d'avantage, les deux dont tu as parlé", lance le candidat. 

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