Ce moment où Vincent Peillon évoque son compte en Suisse (à la banque postale)

Publié à 11h42, le 19 décembre 2016 , Modifié à 12h48, le 19 décembre 2016

Ce moment où Vincent Peillon évoque son compte en Suisse (à la banque postale)
© MARTIN BUREAU / AFP

Après avoir quitté le gouvernement et avant de se porter candidat à la primaire de la Belle Alliance Populaire (BAP), Vincent Peillon s’est mis en retrait des médias. Peu assidu au Parlement européen, l’ancien ministre de l’Éducation nationale a consacré son temps à l’écriture de romans policiers et à la tenue de conférences à l’université de Neuchâtel en Suisse comme professeur associé.

Interrogé lundi 19 décembre sur France Inter sur les propos de François de Rugy, qui a demandé à François Fillon la "transparence totale" sur ses liens avec la Russie, Vincent Peillon prend son propre exemple et révèle l’existence d’un compte en Suisse, plus précisément à la banque postale suisse, sur lequel il a 300 euros :

 

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- Vincent Peillon : J’ai entendu ce matin que Transparency international nous faisait quitus après l’affaire Cahuzac [voir ici, ndlr]. Moi je déclare, parce que c’est obligatoire, tous mes revenus. Je vous donne un exemple : pour la première fois de ma vie, en dehors de mon mandat unique, j’ai été professeur associé en Suisse. J’y suis allé 18 fois [...]. J’ai fait 18 cours en Suisse sur les sujets d’ailleurs, 'La devise républicaine française'.



- Franceinfo: : Vous avez été payé en France ?



- Vincent Peillon : Non c’est obligatoire d’ouvrir un compte à la poste suisse [...].



- Franceinfo: : Un compte en Suisse ?!



- Vincent Peillon : Un compte à la banque postale suisse, sur lequel il y a 300 euros. C’est une obligation juridique. [...] Mediapart et Le Canard enchaîné ont enquêté, je vous rassure, et ils ont vu comment les choses se passaient.

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Dimanche, François de Rugy a souligné le "positionnement prorusse" de François Fillon. Le candidat à la primaire de la BAP s’est interrogé, au vu des "voyages en Russie" lors desquels le candidat LR a "fait plusieurs conférences en Russie", si ces dernières avaient été "rémunérées dans le cadre de sa société de conseil". Cette dernière lui a "rapporté plus de 750.000 euros depuis sa création juste après son départ de Matignon", en 2012.

Vincent Peillon a simplement rappelé que "normalement ça doit être le cas, tous les revenus doivent être déclarés". L’eurodéputé a davantage critiqué la position de François Fillon sur la Russie de Vladimir Poutine, avec laquelle il souhaite dialoguer pour trouver une solution en Syrie :

 

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Je suis extrêmement préoccupé de ce que fait la Russie de Poutine depuis la démission du grand gendarme du monde, les États-Unis, en Syrie. À partir de là, on a vu que le rapport de force, l’Europe a été incapable de se substituer même si la ligne diplomatique française était la meilleure et reste la meilleure, on le voit avec la négociation de la résolution humanitaire de l’ONU. À partir de là, nous avons vu l’annexion de la Crimée, ce qui se passe en Ukraine, en Syrie.



Moi j’ai été surtout choqué que monsieur François Fillon, au moment où les gens d’Alep étaient bombardés, où les Russes alliés à l’Iran et au Hezbollah bombardaient des populations civiles, nous dire : 'Il faut parler à Poutine'. On le fait. Mais c’est pas ça qu’il entendait. C’est : il faut passer un accord avec Poutine. Non.

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