Ce qu’a dit Philippe Poutou à ses soutiens pendant le débat

Publié à 17h37, le 05 avril 2017 , Modifié à 17h37, le 05 avril 2017

Ce qu’a dit Philippe Poutou à ses soutiens pendant le débat
© Montage Le Lab via capture d'écran BFMTV
Image Amandine Réaux


Mais qu’a bien pu dire Philippe Poutou lorsqu’il s’est retourné, à plusieurs reprises, vers ses soutiens lors du débat présidentiel du mardi 4 avril (BFMTV et CNews) ? L’image a suscité moult questionnements et suppositions, voire fantasmes, contribuant (avec sa désormais fameuse tirade contre la corruption) à faire du candidat NPA la star des internets.

La capture d’écran a été prise à 21h05, soit 25 minutes après le début de la confrontation télévisuelle. L’ouvrier de Ford vient alors de dérouler ses propositions pour combattre le chômage. Partant du constat qu’en face des "6 millions de chômeurs" se trouvent "des actionnaires qui se gavent avec à peu près 45 milliards d’euros l’année dernière [...] et puis des milliardaires toujours plus riches, toujours plus milliardaires", Philippe Poutou explique qu’il souhaite notamment interdire les licenciements. C’est lorsqu’ Emmanuel Macron parle qu’il se retourne vers ses soutiens. À L’Obs ce mercredi, Julien Salingue, soutien de Philippe Poutou raconte la teneur de ces échanges qui furent nombreux :

La réponse risque d'être décevante : je ne sais pas exactement à quel moment la 'photo' a été prise, donc je ne suis pas certain de ce qu'on se disait à ce moment-là. On a en réalité échangé à plusieurs reprises à base de :

'C'était bien ? - Oui, nickel' ;

'Vous pensez que je reprends la parole sur ce thème ? - Non, c'est bon' ;

'La Guyane, j'en parle plutôt en conclusion ? - Oui' ;

'Philippe, essaie de parler moins vite. - Ouais je sais.'


Philippe Poutou abonde :



Je leur demandais conseils, si ce que je disais ça allait. Je voulais être rassuré, manque de confiance, peur de mal faire, besoin du soutien et du regard des proches qui étaient derrière moi.

Une méthode plus artisanale et moins discrète que celle adoptée par François Fillon lors du débat à cinq sur TF1 le 20 mars. Selon plusieurs médias, le candidat LR avait échangé des SMS avec sa conseillère en communication - une version démentie par l’intéressé. Cette fois-ci, les téléphones portables avaient été interdits par les chaînes organisatrices.

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