Ces archives très gênantes pour Nicolas Dupont-Aignan maintenant qu’il a rallié Marine Le Pen

Publié à 11h25, le 29 avril 2017 , Modifié à 11h25, le 29 avril 2017

Ces archives très gênantes pour Nicolas Dupont-Aignan maintenant qu’il a rallié Marine Le Pen
Nicolas Dupont-Aignan. © AFP
Image Sébastien Tronche


L'annonce vendredi 28 avril par Nicolas Dupont-Aignan qu'il soutenait Marine Le Pen pour le second tour de la présidentielle face à Emmanuel Macron a entraîné plusieurs démissions de dirigeants de Debout la France. Car, à longueur d’interviews depuis plusieurs mois et années, Nicolas Dupont-Aignan a répété et répété qu’il ne rallierait jamais Marine Le Pen. Et les archives allant dans ce sens sont pléthoriques.

Retour, non exhaustif, sur ces archives bien gênantes pour Nicolas Dupont-Aignan maintenant qu’il a signé un "accord de gouvernement" avec la candidate du FN, opposée à Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle et qui lui promet Matignon en cas de victoire.

Cela commence dès 2012. Cette année-là, Nicolas Dupont-Aignan affirmait haut et fort :

Voilà pourquoi le FN et moi sommes incompatibles. No comment !

No comment, en effet.

Puis, en 2014, "NDA", invité de On n’est pas couché sur France 2, posait faussement la question :

Est-ce que vous avez envie de confier les clés du pays à la famille Le Pen ?

A l’époque, sa réponse était un "non" catégorique. Mais ça, comme disait la pub, c’était avant. Avant que Marine Le Pen ne lui fasse miroiter un poste de Premier ministre en cas de victoire élyséenne.

Toujours en 2014, sur Radio Courtoisie, le souverainiste défonçait le programme économique de Marine Le Pen qu’il comparait au programme commun de la gauche en 1981 :



La même année, comme le relayait le Lab, Nicolas Dupont-Aignan critiquait l’emprunt russe du Front national, assurant que lui "n’empruntera jamais dans une banque étrangère".

Et quand en 2015, le Lab se faisait l’écho de sa déclaration comme quoi "il ne faut jamais dire jamais à un rapprochement avec le FN", première ouverture en direction du parti d’extrême droite, Nicolas Dupont-Aignan nous répondait sur Twitter :

Toujours les mêmes âneries sur mon positionnement avec le FN. Mon indépendance dérange surtout quand les sondages montent.

Et il insistait, en octobre 2015 :

On peut protester avec le FN, on ne peut pas gouverner avec le FN !

Vous en voulez encore ?

Septembre 2016, dans Paris Match, Nicolas Dupont-Aignan lançait de nouveau, alors qu’il avait discuté en direct à la radio  avec Florian Philippot d’une alliance au second tour de l’élection présidentielle – tiens, tiens -, que "le FN peut s’impatienter, continuer à me draguer ostensiblement, il perd son temps".



Dernière salve en 2017, en pleine campagne présidentielle. Nicolas Dupont-Aignan affirmait encore, dans L’Entretien politique, sur France 2 juste avant le premier tour :

Je suis un gaulliste social. Chez DLF, il n’y a pas d’arrière-boutique d’extrême droite comme au FN.

Mais désormais, Nicolas Dupont-Aignan l’assure : 

Madame Le Pen n'est pas d'extrême droite pour moi.

¯\_(ツ)_/¯

Du rab sur le Lab

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