Ces députés qui plaident pour une limitation à deux mandats successifs

Publié à 21h59, le 10 janvier 2017 , Modifié à 22h03, le 10 janvier 2017

Ces députés qui plaident pour une limitation à deux mandats successifs
© Montage photos le Lab via AFP
Image Julien Chabrout


C’est une proposition partagée par les quatre principaux candidats à la primaire de la Belle Alliance Populaire. Manuel Valls, Vincent Peillon, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg plaident tous pour une limitation du cumul des mandats dans le temps. Les trois premiers ont inscrit dans leur programme qu’un élu ne puisse pas effectuer plus de trois mandats successifs. Quant à l’ex-ministre de l’Economie, il a aussi défendu cette proposition le 3 janvier sur RTL, rappelant qu’il s’est lui-même appliqué cette mesure. C’était quand il était député de Saône-et-Loire, entre 1997 et 2012.

Interrogés par le Lab ce mardi 10 janvier, deux députés sont même allés encore un peu plus loin en proposant de limiter à deux mandats successifs dans le temps. C’est le cas de Razzy Hammadi. Le député PS de Seine-Saint-Denis déclare :

 



Je défends l'idée de deux mandats dans le temps. Le premier pour comprendre et l’autre pour transmettre. Il faut renouveler. On peut très bien commencer à être député à 40 ans puis finir à 50 ans, cela n’est pas gênant.

Guillaume Larrivé, lui, souhaite "deux mandats législatifs consécutifs de six ans". "L’idée est d’ouvrir les fenêtres, d’oxygéner la vie politique", explique le député Les Républicains de l’Yonne lors des vœux de François Fillon. La proposition de l’auteur du livre Insoumission n’est pas totalement nouvelle : en 2013, il avait déjà déposé une proposition de loi instituant un mandat présidentiel de six ans non renouvelable couplé à un mandat de six ans pour les députés afin de garder l’alignement du calendrier et d’éviter une cohabitation.

Le porte-parole des Républicains précise toutefois que c’est "une position personnelle" et que ce débat, "qui mérite d’être posé, n’est pas prioritaire". Et pour cause : à droite, où l’idée même de non-cumul des mandats est encore critiquée par certains élus, même si François Fillon ne reviendra pas dessus, la limitation dans le temps n’est pas encore à l’ordre du jour. Et ce même si Bruno Le Maire avait plaidé pour cette mesure durant la primaire de la droite.

"La droite n’est pas mûre sur cette idée", reconnaît le député LR de la Manche Philippe Gosselin, opposé à cette mesure. "Certains députés qui ont l’âge de la retraite peuvent apporter leur expertise et ils ont du temps", observe l’ancien juppéiste depuis l’Assemblée. Il estime et regrette toutefois que la limitation des mandats dans le temps sera tôt ou tard adoptée :

 



On va y arriver. Ça fait tendance, ça fait jeune.

Quant au député LR du Pas-de-Calais Daniel Fasquelle, il se dit "favorable à la liberté des électeurs". "S’ils en ont assez de leurs députés, ils ne votent pas pour eux et c’est terminé", lance le trésorier des Républicains.

Du rab sur le Lab

PlusPlus