Ces tweets que Gérald Darmanin devrait supprimer maintenant qu'il est ministre

Publié à 15h15, le 17 mai 2017 , Modifié à 15h15, le 17 mai 2017

Ces tweets que Gérald Darmanin devrait supprimer maintenant qu'il est ministre
Gérald Darmanin © DR
Image Sylvain Chazot


Il est l'une des figures du gouvernement Philippe 1, un des trophées venus de la droite et censés illustrer la recomposition. L'ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy et actuel maire de Tourcoing, Gérald Darmanin, a été nommé ministre de de l'Action et des Comptes publics.

Le voici donc membre du gouvernement Philippe sous la présidence d'Emmanuel Macron. Ce qui est un peu étonnant compte tenu de ce qu'a pu déclarer le vice-président des Hauts-de-France. Gérald Darmanin n'a pas tout le temps été aimable avec celui qui, le 7 mai dernier, a été élu président de la République.

En août 2014, la formation du gouvernement Valls 2, après les évictions d'Arnaud Montebourg, Aurélie Filippetti et Benoît Hamon, débouche sur la nomination, comme ministre de l'Économie, d'Emmanuel Macron. Le passé du nouveau boss de Bercy intéresse particulièrement l'élu UMP (à l'époque) : il critique donc ouvertement le fait qu'Emmanuel Macron a été banquier d'affaires à la banque Rothschild.



Trois jours plus tard, le 19 août, Gérald Darmanin moque le fait qu'Emmanuel Macron ne payerait plus sa cotisation au Parti socialiste.



Il est en tout cas deux messages que Gérald Darmanin a déjà supprimés, bien avant d'avoir été nommé ministre. En février, celui qui militait encore pour l'élection de François Fillon à la présidence de la République s'en était violemment pris au candidat d'En Marche ! En cause, les mots de ce dernier en Algérie, considérant que la colonisation était "un crime contre l'humanité". Voici ce que Gérald Darmani avait tweeté, avant de supprimer ses messages :

Honte à Emmanuel Macron qui insulte la France à l'étranger : "la colonisation de la France était un crime contre l'humanité".

Crachats inacceptables d'Emmanuel Macron sur la tombe des français tirailleurs, supplétifs, harkis morts pour une France qu'ils aimaient.

Dans L'Opinion, le 25 janvier, Gérald Darmanin publiait une tribune intitulée : "Le bobopopulisme de Monsieur Macron". Ce qui n'augurait rien de bon. Et de fait, dans son texte, le maire de Tourcoing s'en prenait violemment au candidat d'En Marche ! "Comme le caméléon, Macron change, se transforme sous nos yeux. De gauche, il l’est évidemment, par son histoire, ses actes, son créateur. Mais, ce qu’il est, surtout, c’est populiste", commençait-il, décrivant ce populisme comme "un populisme light, nouveau, à visage humain, comme aurait dit l’autre : le bobopulisme de Monsieur Macron".

Puis il prédisait le pire :



Mais derrière ce populisme, se cache le drame de la France : celui de ne pas dire la vérité aux Français, de ne pas faire de réformes, de ne pas préciser ses intentions. C’est la fin de la Ve République telle qu’on la connaît : moniseur Macron n’aura pas de majorité, ou alors de circonstances, et cela durera ce que dure les amours de vacances. Loin d’être le remède d’un pays malade, il sera au contraire son poison définitif. Son élection, ce qu’au diable ne plaise, précipiterait la France dans l’instabilité institutionnelle et conduira à l’éclatement de notre vie politique. Alors dans ce vide, le populisme le plus abject arrivera, celui de Mme Le Pen. À n’en point douter.

Gérald Darmanin participera donc au gouvernement Philippe 1, sous une présidence dont il estimait en janvier qu'elle conduira Marine Le Pen au pouvoir. Un changement de ton plutôt remarquable.  

Du rab sur le Lab

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