Pour Alain Juppé, "Twitter et Facebook, c’est parfois la poubelle du monde"

Publié à 19h24, le 14 janvier 2016 , Modifié à 19h27, le 14 janvier 2016

Pour Alain Juppé, "Twitter et Facebook, c’est parfois la poubelle du monde"
© NICOLAS TUCAT / AFP

VILAINS RÉSEAUX SOCIAUXAlain Juppé assume son âge tout en se défendant d’être un "vieux croûton". Il est même *djeuns*. Il alimente très fréquemment son blog. Il tweete et il a encore organisé un tchat avec ses fans sur Facebook en début de semaine. Alors, il est pas 2.0, Alain ? Dans un entretien croisé avec le philosophe Alain Finkielkraut dans Le Point, mercredi 14 janvier 2015, le maire de Bordeaux a pourtant eu cette petite phrase assez dure envers les réseaux sociaux.

Répondant à Alain Finkielkraut sur l’importance de l’école comme "lieu de transmission du savoir", il dit :

 

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Donc l’école a ce rôle à jouer. C’est d’autant plus nécessaire dans un monde où nous sommes submergés d’informations de toutes sortes. Moi, il y a des moments où j’ai envie d’évacuer Twitter et Facebook de mon iPhone. C’est quand même parfois la poubelle du monde !

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Ce n'est pas la première fois qu'il s'en prend aux réseaux sociaux. Après la mort de Charles Pasqua, le maire de Bordeaux s'était indigné du "torrent de haine, de bassesse et de lâcheté que charrie Twitter". Les réseaux sociaux et... les médias. Alain Juppé attaque fort, là aussi. Il dit :

 

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Je vous rejoins tout à fait pour dire qu’on est en permanence dans l’esprit de dérision. Mais pardon, les grands médias n’y sont pas pour rien. Qu’est-ce qu’on peut entendre tous les matins ! Une dérision parfois bête et méchante principalement de la classe politique. Personne n’y échappe d’ailleurs.

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Alain Juppé n’est pas le premier à s’en prendre aux réseaux sociaux. Dans un interview au magazine Society, le président lui-même s’était un peu laissé aller à une critique d’internet. Mais une critique beaucoup plus mesurée. Il disait par exemple :

 

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Mais la liberté d'information, c'est aussi la liberté de l'interprétation. Et il y a une telle course à l'immédiateté aujourd'hui qu'entre le papier d'analyse et le tweet, c'est souvent le tweet qui reste. Ce qu'il faut, c'est veiller à ce que l'essentiel passe. Il y aura toujours une forme de pollution mais on apprend à vivre avec, n'est-ce pas ?

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