Cheminade sur l’interdiction des jeux vidéo violents : "On s'est moqué moi en 2012 et on a eu Mohamed Merah"

Publié à 13h05, le 20 mars 2017 , Modifié à 13h05, le 20 mars 2017

Cheminade sur l’interdiction des jeux vidéo violents : "On s'est moqué moi en 2012 et on a eu Mohamed Merah"
© JOEL SAGET / AFP
Image Amandine Réaux


Jacques Cheminade a obtenu ses parrainages. In extremis, certes, mais le triple candidat à la présidentielle est désormais dans la course. Et il n’est peut-être pas invité au débat télévisé de TF1 du lundi 20 mars, mais cela ne signifie pas qu’il n’a rien à dire. Car ce "gaulliste de gauche" autoproclamé a bien un programme, qu’il présente ce lundi sur RMC.

En matière de lutte contre le terrorisme, par exemple, Jacques Cheminade propose notamment d’interdire les jeux vidéo violents. Et n’allez pas lui dire que c’est un peu farfelu car le fondateur du parti Solidarité et progrès vous répondra : "Mohamed Merah". Il déclare :



Vous savez, on s’est moqué de moi quand je l’ai dit en 2012 et on a eu Mohamed Merah. Les jeux vidéos violents, ultra-violents, il y a des scènes de torture, des scènes de violence inouïes, où on voit des camions écraser les gens, ça inspire les gens qui ont l'esprit un peu tordu et un peu désaxé.

Sur son site de campagne, Jacques Cheminade justifie cette proposition. Il assure que "le lien entre passage à l’acte terroriste et pratique de jeux vidéo violents d’abord, puis consultation d’images criminelles sur les sites djihadistes, [est] lui aussi établi". Cependant, il ne précise pas comment il s’y prendrait pour mettre en place une telle interdiction dont on imagine qu’elle serait aisée à contourner sur internet.

Jacques Cheminade ne mentionne en outre aucun rapport qui établirait un lien entre jeux vidéo et terrorisme. Si la France surveille de près les jeux vidéo en ligne, c’est en raison des échanges qui peuvent s’y dérouler et "peuvent, de la même façon que les réseaux sociaux, être utilisés à des fins d’endoctrinement mais également de rencontre", avait expliqué le ministère de l’Intérieur.

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