Chevènement, Dupont-Aignan, de Villiers : la majorité rêvée de Marine Le Pen

Publié à 07h02, le 24 novembre 2014 , Modifié à 07h02, le 24 novembre 2014

Chevènement, Dupont-Aignan, de Villiers : la majorité rêvée de Marine Le Pen
Marine Le Pen. © Reuters.

Le Front national a-t-il un problème de ressources humaines, comme le laisse penser le classement des "squatteurs" de matinales du Lab entre septembre 2013 et septembre 2014 ? Qu’à cela ne tienne, Marine Le Pen envisage une "grande alliance patriote" pour régler ce problème.

Interrogée dimanche 23 novembre dans C Politique, sur France 5, au sujet d'un éventuel changement de nom du parti pour "décomplexer" les électeurs, Marine Le Pen a répondu :

C'est en tous cas pas dans cet esprit-là qu'il pourrait être envisagé à un moment venu, ça n'est pas d'actualité.

C’est ainsi dans ce cadre d’un éventuel changement de nom que la présidente du FN envisage une grande alliance à la droite de la droite. Elle présente ainsi ce à quoi pourrait ressembler sa majorité rêvée. "Si un jour, il s'avère que nous arrivons à constituer avec d'autres partis politiques (...), on ne sait pas ça peut arriver, demain on peut décider de faire une grande alliance patriote parce que la situation de la France a continué à se dégrader", a-t-elle expliqué avant de faire une petite séance de name dropping sur ces hypothétiques alliés :

Il y avait le parti de M. Chevènement, il y avait le parti de M. Dupont-Aignan, il y a le parti de M. De Villiers, il y a des partis patriotes en France, et il pourrait être décidé demain que l'ensemble de ces partis se mettent ensemble pour pouvoir défendre la souveraineté de la nation et assurer sa sécurité et sa prospérité.

"Dans ces conditions-là évidemment on se posera la question, mais si c'est uniquement pour faire du cosmétique, ça n'a aucun intérêt", a-t-elle ajouté à propos du changement de nom du FN, débat récurrent au sein du parti d’extrême droite et auquel s'oppose farouchement Jean-Marie Le Pen.

Régulièrement présenté comme ayant des positions proches du FN, ce qu’il réfute avec véhémence, Nicolas Dupont-Aignan avait cependant estimé que si le FN était d’extrême droite, Marine Le Pen, elle, ne l’était pas. Et si "NDA" fait partie de l’alliance rêvée de Marine Le Pen, la réciproque n’est pas forcément vraie. Dans le gouvernement idéal du président de Debout La France figurent Jean-Pierre Chevènement et Henri Guaino, mais aussi Florian Philippot. Mais pas la présidente frontiste.

[BONUS TRACK] Soral et Dieudonné, du "folklore"

Puisque Alain Soral et Dieudonné ont créé leur parti, baptisé "Réconciliation nationale", peuvent-ils imaginer intégrer la grande coalition dont rêve Marine Le Pen ? La présidente du FN a opposé une fin de non-recevoir à cette hypothèse.

Vous voyez pas que c'est du folklore ? Que c'est de la com', que c'est de la pub ? Ils ont déjà fait de la politique ces deux-là, ils ont fait 1%, (...) reparlons de choses sérieuses.

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