Christian Eckert "choqué" que Nicolas Sarkozy fasse campagne dans une école

Publié à 07h34, le 07 septembre 2016 , Modifié à 07h34, le 07 septembre 2016

Christian Eckert "choqué" que Nicolas Sarkozy fasse campagne dans une école
Christian Eckert, choquer et déçu. © AFP

CHOQUER ET DÉÇU - Il est profondément choqué. Secrétaire d’Etat chargé du Budget et homme qui n’a pas sa langue, si son smartphone, dans sa poche, Christian Eckert semble avoir mal vécu la journée de campagne de Nicolas Sarkozy, mardi 6 septembre.

Le ministre n’a ainsi pas apprécié les images montrant l’ancien chef de l’Etat faisant campagne pour la primaire de la droite dans une école élémentaire des Yvelines alors que l’Education nationale doit rester un lieu neutre politiquement. Ainsi s’est-il dit "choqué" dans un tweet par cette étape de campagne de Nicolas Sarkozy :

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Choqué par les images de Nicolas Sarkozy dans la cour d’une école de la République en campagne pour les primaires (sic)…

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Mardi, Nicolas Sarkozy avait "visité au pas de charge une école élémentaire dans les Yvelines", écrit ce mercredi Le Parisien. Une visite lors de laquelle Nicolas Sarkozy s’est amusé face aux réflexions d’enfants. Interpellé par une fillette, comme le rapporte le quotidien francilien, qui lui demandait s’il était le président de la République, l’ancien président de LR a rétorqué :

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Bientôt.

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Autre réplique amusée de Nicolas Sarkozy, lorsque l’instit demande aux élèves s’ils savent qui il est et qu’un enfant lance "le Président !" :

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La vérité sort de la bouche des enfants !

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Une petite dose de légèreté dans une journée délicate pour Nicolas Sarkozy, au lendemain de la demande du parquet de le renvoyer en correctionnelle dans l’affaire Bygmalion. Dans des réquisitions du 30 août, le parquet a demandé le renvoi en correctionnelle de l'ex-président pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Mis en examen en février, Nicolas Sarkozy se voit reprocher notamment d'"avoir dépassé le plafond des dépenses électorales" fixé à 22,5 millions d'euros et de faire "état", dans son compte de campagne, d'"éléments comptables sciemment minorés". Il appartient maintenant aux juges d'instruction de suivre ou non ces réquisitions, dans un délai d'un mois minimum.

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