Christian Estrosi met en garde François Fillon sur son programme sécuritaire et la place de Sens commun

Publié à 07h07, le 20 mars 2017 , Modifié à 07h07, le 20 mars 2017

Christian Estrosi met en garde François Fillon sur son programme sécuritaire et la place de Sens commun
© JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP
Image Amandine Réaux


Il est "loyal" mais pas "ridicule comme certains qui se disent sarkozyste le lundi, juppéiste le mardi et filloniste le mercredi". Ainsi se définit Christian Estrosi dans Le Parisien du 20 mars. Car lui n’a pas attendu l’affaire des emplois fictifs présumés pour émettre publiquement des réserves (alerte euphémisme) sur le programme de François Fillon.

Dans un entretien au quotidien, le président de la région Paca veut alerter sur le risque d’une victoire du Front national à la présidentielle. Et selon lui, le candidat LR adopte la mauvaise stratégie en faisant "la course à l’échalote sur le terrain du FN" :



S’il est vrai que la part du social a évolué dans le programme de François Fillon, ça ne sert à rien de faire la course à l’échalote sur le terrain du FN en faisant une surenchère excessive en matière de sécurité et d’immigration.

Christian Estrosi ne cite pas les mesures auxquelles il fait allusion, mais l’on peut penser à l’abaissement de la majorité pénale à 16 ans ou encore la nécessité pour les étrangers d’attendre deux ans avant de recevoir toute prestation sociale.

Le premier adjoint à la mairie de Nice considère a contrario que son champion "devrait au contraire attaquer le programme de Marine Le Pen, en expliquant notamment que ceux qui ont peu aujourd’hui n’auront rien demain si elle est au pouvoir".

Autre aspect de la campagne qui dérange Christian Estrosi : la place de Sens commun, mouvement issu de la Manif pour tous et qu'il décrit comme "radical". Il déroule :



Cela m’inquiète et j’ai eu l’occasion de le dire à François Fillon. Il ne peut pas confier l’organisation de la campagne à la frange la plus radicale de notre famille politique s’il veut rassembler plus d’un Français sur deux.

Ce sont donc de nouveaux avertissements que formule aujourd’hui Christian Estrosi, après avoir défié l’ex-Premier ministre en première partie de son propre meeting à Nice. "On ne gagnera pas sans s’adresser aux millions de Français délaissés", avait-il fustigé. Au lendemain du premier tour de la primaire de la droite, le patron de Paca s’était dit persuadé de battre François Fillon "à plates coutures" dans son fief de Nice.

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