Christiane Taubira rêve de la semaine des 32 heures

Publié à 11h24, le 19 juin 2015 , Modifié à 12h45, le 19 juin 2015

Christiane Taubira rêve de la semaine des 32 heures

RTT - Christiane Taubira ne dira pas de mal de la loi Macron. Enfin, presque. Opposée, semble-t-il, à la généralisation du travail du dimanche, la ministre de la Justice, qui a tenté de faire évoluer le texte "en interne", a confié sa vision du monde rêvé. Et dans ce monde idéal, les 35 heures seraient abrogées… pour passer aux 32 heures. Du Besancenot style.

Affirmant à nouveau que pour elle, le dimanche est "un jour particulier", Christiane Taubira a développé, ce vendredi 19 juin, au micro de BFM TV :

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Je rêve d'un monde où l'on ne travaille pas le dimanche, où l'on ne travaille ni le samedi, ni le dimanche. Je rêve d'un monde où l'on pourrait travailler 32h par semaine, pour avoir du temps à consacrer aux autres, à lire des livres, à aller au théâtre...

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Interrogé sur ce sujet depuis le Salon du Bourget, où il y a pleins d'avions, Manuel Valls a tenu à préciser que le rêve de Taubira n'était pas un projet gouvernemental. Et de louer la valeur travail :

 

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Non, je pense que les Français veulent travailler aujourd’hui. Y’a un temps de travail qui existe, les 35 heures, mais il y a un temps effectif qui est de 39 heures. Les Français, ce qu’ils veulent, c’est du boulot. Et le travail, c’est une valeur, et le mérite, c’est une valeur. Et l’engagement qu’attendent les Français, c’est avoir une bonne formation pour demain avoir du travail. Soyons pragmatiques, sortons des dogmes.

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La semaine de 32 heures n’est pas une nouveauté sortie tout droit du cerveau de la garde des Sceaux. En 2011, Europe Ecologie – Les Verts prenait fait et cause pour cette nouvelle réduction du temps de travail. Tout comme le NPA auparavant ou encore la députée socialiste, classée à l’aile gauche de Solférino, Barbara Romagnan, qui plaide aussi pour "qu’on reprenne la marche vers la réduction du temps de travail". Présidente du MJS, les jeunes socialistes, Laura Slimani préconisait quant à elle une année sabbatique à tous les salariés. Et ce, afin de relancer l’emploi.

Ils sont sur ce point en opposition avec Emmanuel Macron qui, sitôt nommé ministre de l’Economie, fin août 2014, plaidait lui pour des "dérogations aux règles du temps de travail et de rémunérations".

[Edit 12h40] Ajout de la déclaration de Manuel Valls

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