Christophe Béchu (UMP) : "Je suis marqué par Raffarin, de Villepin et Fillon"

Publié à 14h51, le 30 juillet 2012 , Modifié à 17h16, le 30 juillet 2012

Christophe Béchu (UMP) : "Je suis marqué par Raffarin, de Villepin et Fillon"
Christophe Béchu, en 2010. (Maxppp)
Image Le Lab

Par Geoffrey Bonnefoy pour

Le Lab démarre ce lundi 30 juillet, une série d'été sur les jeunes personnalités politiques à suivre dans les prochaines années, à l'UMP et au PS.

A 38 ans, Christophe Béchu, président UMP du Conseil général du Maine-et-Loire depuis 2004 et sénateur du département depuis 2011, il a enchainé les candidatures aux élections, se présentant, notamment, aux cantonales en 2004, aux municipales en 2008, aux régionales en 2010, et aux sénatoriales en 2011.  

Surnommé "bébé Fillon" par Le Figaro en 2009, il récuse aujourd'hui le terme. Mais reconnait être marqué par l'ancien Premier ministre. 

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    "Je n'aime pas l'idée que je serai conditionné par un mentor en politique"

    • - > Quel est votre parcours ?

    Après une année d'hypokhâgne, j'ai intégré Sciences Po Paris, où je suis sorti 3 ans plu tard. Pendant mes études à Paris, j'ai été élu conseiller municipal d'Avrillé, dans l'agglomération d'Angers, le jour de mes 21 ans, sur la liste de Marc Laffineur. Trois ans plus, je suis devenu adjoint. 

    En 2001, ça s'accélère. Je deviens conseiller général du Maine-et-Loire, et président de ce département en 2004. 

    En 2008, je suis candidat aux municipales à Angers. J'échoue de peu (49,5 %). Ce score me permet de me faire quelques contacts dans ma famille politique. En 2010, je suis candidat aux régionales des Pays-de-la-Loire, comme tête de liste, à la place de Roselyne Bachelot

    En 2011, je suis élu sénateur du Maine-et-Loire.

    • - > Pourquoi avez-vous décidé de vous engager en politique ?

    Au collège, j'étais déjà fasciné par la politique. Je prenais plaisir à lire les pages 'France' et 'Monde' du journal.

    C'est ce qui m'a donné envie  de m'impliquer. 

    • - > Un mentor en politique ?

    Je n'utiliserai pas le terme de "mentor", je n'aime pas l'idée que je serai conditionné par un mentor en politique. 

    J'apprécie Marc Laffineur, mais j'ai aussi été marqué par Raffarin, de Villepin et François Fillon. 

    Je me sens également proche de Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand ou encore Valérie Pécresse.

    • - > C'est quoi être de droite ?

    C'est considérer que la personne humaine doit être au centre des décisions qu'on prend. 

    Je vais vous parler de solidarité, qui n'est pas un thème où je puisse être attendu : la solidarité pour quelqu'un de droite, c'est aider quelqu'un à faire quelque chose par soi-même. A gauche, c'est faire à sa place. 

    • - > Quelle est votre activité numérique ?

    Je tiens un blog commun avec Catherine Deroch, l'autre sénatrice UMP du département, où nous parlons de nos actions, des propositions de lois que nous déposons, etc.

    J'ai un compte Facebook, avec un usage très institutionnel ; je poste rarement moi-même. Je n'ai pas de compte Twitter. 

    Je me méfie d'une forme de spontanéité qui serait trop systématique. Je m'efforce de privilégier la réflexion. 

    • - > Où vous voyez-vous dans 15 ans ?

    La question est redoutable. Je ne me projette pas dans une telle échéance. Je ne suis pas dans une logique de plan de carrière. Et en politique, la réponse appartient aux électeurs. 

    Je n'exclus rien, et ma motivation est renforcée depuis que j'appartiens à l'opposition. 

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