Christophe Caresche prévient que les députés PS qui voteraient la motion de censure de la droite seraient exclus du parti

Publié à 15h21, le 10 mai 2016 , Modifié à 19h13, le 10 mai 2016

Christophe Caresche prévient que les députés PS qui voteraient la motion de censure de la droite seraient exclus du parti
Christophe Caresche (PS) © Capture d'écran iTélé

C’est donc décidé : le gouvernement usera du 49.3 pour faire passer la très controversée loi Travail, faute de majorité. La droite a déjà préparé la motion de censure, qui doit être déposée par au moins 58 députés, et adoptée à 289 voix pour renverser le gouvernement.

La droite avait déjà déposé une motion de censure lorsque le gouvernement avait fait passer la loi Macron en 2015, mais l’Assemblée l’avait rejetée. Mais les frondeurs envisagent cette fois-ci de voter la motion de censure. Le député PS Christophe Caresche a expliqué sans ambages sur iTélé, ce mardi 10 mai, qu’une telle action mènerait à l’exclusion des-dits députés :

 

Ils [les députés frondeurs] ont évidemment la possibilité de voter une motion, c'est la logique du 49.3. S'ils étaient amenés à la voter, ils seraient exclus du Parti socialiste et ne pourraient pas se présenter aux prochaines élections au nom du Parti socialiste. C’est extrêmement clair, extrêmement net. Il n’y a pas de débat sur cette question et il n’y en aura pas.

Le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a lui estimé que le chef de file des frondeurs Christian Paul avait "passé la ligne jaune".

Christian Paul, comme Laurent Baumel, ont dit "réfléchir" à voter la motion de censure contre le gouvernement.


Selon la journaliste parlementaire du Monde, les frondeurs discuteront demain du vote éventuel de la motion de censure.

Le président des députés Front de gauche, André Chassaigne, a confirmé ce 10 mai sur LCP que son groupe appellerait à la constitution d'une "motion de censure de gauche" au gouvernement, avec des frondeurs PS, si le gouvernement utilise bel et bien le 49.3 sur le projet de loi Travail.

[Edit 17h]

Le sénateur PS Luc Carvounas, extrêmement proche de Manuel Valls, va plus loin que ses camarades Christophe Caresche et Jean-Christophe Cambadélis. Sur Public Sénat, l'élu du Val-de-Marne a carrément estimé qu'avant même cetéventuel vote d'une motion de censure, les députés frondeurs "ne font plus partie du PS", appelant "la commission électorale du PS" à "prendre toutes ses responsabilités" :


#

Du rab sur le Lab

PlusPlus