Christophe Castaner ouvre la porte à une démission du chef d’état-major des armées

Publié à 18h44, le 14 juillet 2017 , Modifié à 18h44, le 14 juillet 2017

Christophe Castaner ouvre la porte à une démission du chef d’état-major des armées
© Montage le Lab via France 2
Image Amandine Réaux


L’ambiance semblait s’être un peu apaisée, vendredi 14 juillet, entre le chef d’état-major des armées et Emmanuel Macron, après le gros recadrage de jeudi. Pierre de Villiers a assisté au défilé militaire sur les Champs-Élysées. Malgré cela, à l’issue de la célébration, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner n’a pas exclu une démission du chef d’état-major des armées. Interrogé par France 2, il a déclaré :

Ça [savoir s’il peut rester en place, NDLR], ça lui appartient. Moi, je ne suis pas compétent sur ces sujets-là. Maintenant, c’est à lui de voir, d’échanger avec le président de la République, savoir si aujourd’hui leur relation le permet, mais eux seuls peuvent le déterminer. Je crois que le président de la République a surtout réaffirmé qu’il était le chef des armées. Il a pas cherché à tirer les oreilles de l’un ou de l’autre.

Jeudi, au ministère des Armées, Emmanuel Macron a violemment recadré Pierre de Villiers ainsi que d’autres haut-gradés, critiques sur les économies demandées à la Défense en 2017. "Il n'est pas digne d’étaler certains débats sur la place publique. J’ai pris des engagements. Je suis votre chef", a-t-il sèchement fait valoir, semant l’émoi dans la communauté militaire.

Mais lors de sa sèche allocution, Emmanuel Macron a annoncé que le budget de la Défense allait bien augmenter en 2018, à 34,2 milliards d'euros en 2018, contre 32,6 milliards cette année. De quoi peut-être rassurer Pierre de Villiers, qui monte régulièrement au créneau pour défendre le budget des armées et qui, auditionné par la commission de la Défense de l’Assemblée nationale, avait déclaré qu’il ne se laisserait pas "baiser" par Bercy.

De son côté, Édouard Philippe a estimé presque simultanément aux propos de Christophe Castaner que le général Pierre de Villiers pouvait "bien entendu" rester dans ses fonctions. "Vous savez, un message, quand il est exprimé par un chef, est formulé de façon forte et claire et il est reçu", a répondu le Premier ministre sur BFMTV, après le défilé militaire du 14 juillet sur les Champs-Elysées.

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