Christophe Castaner revendique la "dimension amoureuse" de son rapport à Emmanuel Macron

Publié à 17h42, le 29 septembre 2017 , Modifié à 18h14, le 29 septembre 2017

Christophe Castaner revendique la "dimension amoureuse" de son rapport à Emmanuel Macron
Christophe Castaner © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Image Etienne Baldit


LOVE LOVE - Il est l'un des tout premiers à avoir franchi le pas. Quittant le PS pour rejoindre Emmanuel Macron dont la démarche l'avait convaincu, Christophe Castaner est rapidement devenu l'un des premiers de cordée de La République en marche. Aujourd'hui pièce centrale - et parfois gênante - du dispositif gouvernemental, il ne cache pas que ses affinités avec le chef de l'État ne sont pas purement politiques, mais qu'il s'agit aussi d'une relation humaine puissante.

Dans un portrait que lui consacre Le Point et publié vendredi 29 septembre, le porte-parole du gouvernement explique avoir accepté "des étoiles plein les yeux" de suivre celui qui n'était alors que candidat à la présidentielle. Et se trouve même à deux doigts de déclarer sa flamme au chef de l'État :

J'assume cette dimension amoureuse. Mon niveau d'exigence envers moi-même est tel que si je dois avoir un chef, je dois avoir de l'admiration pour lui. Et Emmanuel est fascinant. Tout l'est chez lui : son parcours, son intelligence, sa vivacité, sa puissance physique même...

N'en jetez plus, l'éloge est total. Plus fort même que ceux dont est capable le pourtant très macroniste François Patriat : à côté de cette tirade de Christophe Castaner, celui qui avait déclaré être "en totale admiration" paraîtrait presque en retrait.

Et s'il est bien parti pour garder ce statut de fanzouze numéro 1 d'Emmanuel Macron, le secrétaire d'État en charge des Relations avec le Parlement sait que cette relation va dans les deux sens. Ainsi explique-t-il la raison de la totale confiance que le Président a placée en lui :



Car j'étais l'un des rares à avoir totalement l'ADN Macron. Aujourd'hui, lorsque l'on me pose des questions auxquelles je n'ai pas de réponse gouvernementale, je m'en tire parce que je sais comment il réagirait. Et je ne me suis pas souvent planté.

Pour un peu, on parlerait presque de symbiose, de transmission de pensée, voire d'âmes sœurs. C'est beau.

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Et s'il s'entend si bien avec Emmanuel Macron, Christophe Castaner a aussi un très bon feeling avec Édouard Philippe. Un conseiller du Premier ministre explique au Point : "Ils sont même devenus assez proches. C'est le même type de bonhomme : ils ne se prennent pas tellement au sérieux, ils sont drôles, cool. Entre eux, c'est fluide." Pourtant, ils ne se connaissent que depuis peu. 

L'hebdomadaire revient en effet sur la nomination au gouvernement de l'ancien député socialiste. Lorsqu'Emmanuel Macron suggère au chef du gouvernement le nom de son fidèle porte-flingue, Édouard Philippe répond qu'il ne le connaît absolument pas. "Écoute, voyez-vous, et c'est ta décision qui l'emportera", l'aurait enjoint le Président. Christophe Castaner raconte la suite, qui se déroule le lendemain :



Je rentre dans son bureau espérant être l'heureux élu. Honnêtement, dans le cas contraire, j'aurais eu les boules. Philippe le sait très bien, donc la conversation a été franche : je lui dis en substance que je veux qu'il réussisse pour que Macron réussisse, et qu'il ne faut pas qu'il y ait plus que l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarettes entre nous pour que ça fonctionne.

Bingo, il décroche le double poste de secrétaire d'État / porte-parole. Et ce statut, très en vue mais tout de même pas au niveau d'un ministre de plein exercice, lui va très bien. Il ajoute :



Au fond, je n'ai qu'une peur, c'est de devenir ministre ! Je veux pouvoir dire aux 'Grandes Gueules' [émission de RMC, ndlr] que, si je respecte les manifs, il ne faut pas emmerder les Français. Si je devenais standardisé, lisse, chiant, je ne serais plus moi.

Autant dire qu'il n'a ABSOLUMENT pas l'intention de revoir sa façon de s'exprimer dans les médias, qui l'amène pourtant régulièrement à franchir la ligne jaune...

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