5 choses que vous ignoriez sur Jean-Luc Bennahmias (et que vous auriez préféré ne jamais savoir…)

Publié à 17h42, le 13 janvier 2017 , Modifié à 18h53, le 13 janvier 2017

5 choses que vous ignoriez sur Jean-Luc Bennahmias (et que vous auriez préféré ne jamais savoir…)
Jean-Luc Bennahmias © AFP
Image Julien Chabrout


Sa prestation, inégale, a été remarquée et particulièrement commentée sur les réseaux sociaux. Jeudi 12 janvier, Jean-Luc Bennahmias s’est révélé lors du premier débat de la primaire de la Belle Alliance Populaire. Quasi inconnu du grand du public, le candidat de l’UDE (Union des démocrates et écologistes) âgé de 62 ans – le doyen de cette primaire - a protesté contre l’inégalité de temps de parole dès le début de l’émission.

Il a ensuite oublié qu’il proposait dans son programme de "constituer un corps de vigiles privés de sécurité dans chaque centre commercial ou supermarché pour immobiliser les éventuels terroristes". Cette proposition est pourtant inscrire sur son site de campagne. Il a enfin blagué sur son envie de devenir président et sur Ségolène Royal. Autant d’occasions de faire parler de lui, quitte à perdre en crédibilité. Le Lab a répertorié cinq informations qui avaient, semble-t-il, échappé au commun des mortels concernant le président du Front démocrate. C’est cadeau.



  • Un ancien journaliste, d’Antirouille à Télé 7 jours

Avant de débuter sa carrière politique, Jean-Luc Bennahmias a longtemps été journaliste. Il a ainsi eu sa carte de presse entre 1975 et 1994. En 1975, il participe au lancement du journal Antirouille, un mensuel pour jeunes qui paraît jusqu’en 1979. "Sa principale et sa plus belle expérience" journalistique, confie-t-il au Lab, soulignant que pas moins de 15.000 à 20.000 exemplaires d’Antirouille se vendait à cette époque. Il a aussi été le dernier rédacteur en chef de la Gueule ouverte, un journal écologiste fondé en 1972 avant de disparaître en 1980.

Jean-Luc Bennahmias a ensuite travaillé entre autres pour Télé 7 jours ou encore l’Evènement du jeudi, "pour gagner sa vie", explique-t-il. Il a aussi enseigné la communication à l’Université Paris VII et à Paris VIII.



  • Des Verts au Front démocrate en passant par les pablistes

Politiquement, Jean-Luc Bennahmias a changé plusieurs fois de parti. Dans les années 70, il a commencé à militer au sein du Parti socialiste unifié (PSU), formation dirigée notamment par Michel Rocard. Il dément en revanche avoir été pabliste à cette époque, le nom donné par les lambertistes à un courant trotskiste. "C’était un mouvement sympa mais c’était pour moi plus du compagnonnage avec des gens que j’aimais bien qu’une adhésion idéologique. J’étais déjà écologiste", précise-t-il. A l’époque de ce très bref "compagnonnage" chez les pablistes, il a choisi "Durruti" comme pseudo, du nom de l’anarchiste espagnol Buenaventura Durruti.

Il a ensuite adhéré aux Verts en 1984, parti dont il a été secrétaire national entre 1997 et 2001. C’est sous cette bannière qu’il a été élu député européen en 2004.





Crédit photo AFP

Mais après la présidentielle de 2007, il a quitté le parti écologiste et rejoint le MoDem. En 2008, Jean-Luc Bennahmias il était candidat du parti de François Bayrou aux municipales à Marseille, avant que le vice-président du MoDem ne soit réélu député européen en 2009 sous l’étiquette du parti centriste.





Crédit photo AFP

Cinq ans plus tard, il a rompu avec le MoDem et a lancé dans la foulée un nouveau parti de centre-gauche, le Front démocrate. En 2015, Jean-Luc Bennahmias a participé à la création de l’UDE. Cette formation regroupe alors son parti, le Front démocrate, et écologistes! de François de Rugy, qu’il affronte désormais dans la primaire. Une campagne qu’il a lancée dans un bar parisien, le 28 septembre : "le Coup d’Etat". Bien décidé à "tout casser" dans cette primaire.



  • Un président devrait dire ça

Afin "d’exister" lors de la présidentielle, Jean-Luc Bennahmias a réalisé un coup de communication (un peu passé inaperçu) : il a publié fin novembre son livre de 88 pages intitulé Un président devrait dire ça (Les Editions du Net), comprenant une trentaine de pages "d’éléments de programme".

Une référence au livre polémique – qu’il n’a toutefois pas lu – écrit par deux journalistes du Monde, un Président ne devrait pas dire ça (Stock). Ce bouquin avait suscité la polémique et l’incompréhension de nombreux responsables socialistes à l’égard de François Hollande. Le chef de l’Etat a d'ailleurs rencontré à 14 reprises Jean-Luc Bennahmias et son acolyte, le secrétaire général de l’UDE Christophe Madrolle, ces deux dernières années, dont sept fois en 2016. Rien que ça.

 

  • Un fan de Led Zeppelin, "bluffé" par Stromae

Jean-Luc Bennahmias apprécie la musique. Et ses goûts musicaux sont "extrêmement larges", précise-t-il. Il aime aussi bien Mozart que la musique électronique, un style "qui ne lui casse pas l’oreille". En septembre dernier, lors du festival "Marsatac" organisé Marseille, le candidat à la primaire de la BAP a découvert avec plaisir deux artistes électro français : Thylacine et Flavien Berger. Installé à Marseille depuis le début des années 2000, il n’a en revanche jamais entendu parler du rappeur marseillais Jul.

Jean-Luc Bennahmias fait de nombreux festivals. Il ne rate pas notamment le Reggae Sun Ska, un festival organisé en Gironde depuis 1998. Son groupe de rock préféré ? Led Zeppelin. L’écologiste aime aussi beaucoup Deep Purple et Pink Floyd.  Le candidat dit être "bluffé" par la chanteuse Christine and The Queens et par Stromae. Il apprécie aussi Sanseverino…qui préside son comité de soutien lors de cette primaire.

 

  • Un fervent supporter du FC Nantes

Jean-Luc Bennahmias aime aussi le sport. Il n’a qu’un seul regret, "léger" : "ne pas avoir été ministre de la Jeunesse et des Sports". C’est ce qu’il a confié à La Croix. Intervenant auprès de l’émission Europe Sports, sur Europe 1, au début des années 2000, il est particulièrement féru de foot. Il a même toujours sa carte de supporter du FC Nantes dans sa poche, a-t-il confié dans le magazine Sportus Politicus. Un club qu’il soutient depuis les années 1960.

Le président du Front démocrate participe à quelques courses à pied, essentiellement des 10 km, qu’il court en une heure. "Je fais 4-5-6 courses par an. Je ne cherche pas à être épuisé (…) Je n’ai jamais été une bête. Je ne me suis jamais pris pour un compétiteur de haut niveau. Je ne suis pas un héros", a-t-il lancé auprès Sportus Politicus. Comme un petit air de Daniel Balavoine…

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