Claude Bartolone confie sa "blessure amicale" après les propos de François Hollande à son sujet

Publié à 09h43, le 19 décembre 2016 , Modifié à 10h20, le 19 décembre 2016

Claude Bartolone confie sa "blessure amicale" après les propos de François Hollande à son sujet
Claude Bartolone © AFP
Image Etienne Baldit


Cela fait bientôt deux mois que François Hollande et Claude Bartolone sont en froid. Leur relation est carrément devenue polaire depuis les confidences assez peu flatteuses du chef de l'État au sujet du président de l'Assemblée nationale, dans le livre Un Président ne devrait pas dire ça... Vexé et humilié, "Barto" n'a pas trop envie de parler au Président, en tout cas pas en dehors d'un cadre purement institutionnel et professionnel.

Alors qu'on apprenait fin novembre que le député PS de Seine-Saint-Denis refusait toujours de prendre François Hollande au téléphone, l'intéressé est interrogé sur l'état de leurs relations, sur France Inter lundi 19 décembre. Après avoir annoncé son soutien à Manuel Valls pour la primaire, Claude Bartolone confie donc d'abord :

Nous nous sommes vus dans le cadre des relations normales entre le président de la République et le président de l'Assemblée nationale.

Le boulot et rien que le boulot, donc ? "Voilà", commente-t-il succinctement avant de faire part de sa "blessure amicale et personnelle" :

Vous savez, quand vous avez une blessure amicale et personnelle, c'est très difficile. Donc je sais gérer ce qui relève de l'institutionnel et je sais gérer ce que peut représenter l'absence de relations plus amicales.

C'est que les propos de François Hollande lui font toujours mal. Il les connaît d'ailleurs visiblement par cœur, signe qu'il ressasse cette histoire depuis sa parution en librairie et dans la presse. Quand le journaliste de France Inter rappelle que le chef de l'État avait jugé qu'il n'avait "pas l'envergure" pour devenir Premier ministre (ce dont il rêvait depuis longtemps), il ajoute ainsi de lui-même :

Ni le charisme !

De fait, François Hollande disait, dans le détail : "Non, [Claude Bartolone] n’a pas l’envergure [pour devenir Premier ministre] […]. Il n’est pas très connu, et, le jour où il le deviendrait, il n’a pas un charisme considérable."

"Vous savez, quand vous avez de grandes surprises vous êtes obligés de lire le bouquin, donc je l'ai lu", conclut aujourd'hui le patron de l'Assemblée nationale dans un petit rire.

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