"Climat de guerre civile" : Najat Vallaud-Belkacem accuse François Fillon de prendre les Français pour des idiots

Publié à 10h24, le 27 février 2017 , Modifié à 10h24, le 27 février 2017

"Climat de guerre civile" : Najat Vallaud-Belkacem accuse François Fillon de prendre les Français pour des idiots
Najat Vallaud-Belkacem © Capture FranceInfo:
Image Sylvain Chazot


Du côté du gouvernement, on n'a pas franchement apprécié la sortie de François Fillon, dimanche 26 février, accusant le pouvoir en place de laisser "se développer dans le pays un climat de quasi-guerre civile" qui perturbe la campagne présidentielle. Après Bruno Le Roux, dénonçant sur RTL des propos "inadmissibles et irresponsables", c'est au tour de Najat Vallaud-Belkacem de s'en prendre ouvertement au candidat de Les Républicains.

Invitée de FranceInfo: ce lundi, la ministre de l'Éducation nationale revient sur les mots de l'ancien Premier ministre. Et charge l'adversaire de Benoît Hamon à la présidentielle. Pour Najat Vallaud-Belkacem, si François Fillon tient un tel discours, c'est parce qu'il est empêtré depuis des semaines dans une affaire judiciaire. "François Fillon cherche tous les moyens de détourner l'attention de ses turpitudes et on peut le comprendre", commence la ministre de l'Éducation nationale avant d'estimer que le candidat est devenu "totalement inaudible" à cause des "suspicions de malhonnêteté" qui "lui pèsent dessus".

Puis elle hausse clairement le ton, accusant  François Fillon d'avoir embauché son épouse Pénélope dans le cadre d'un emploi fictif d'assistante parlementaire :



Qu'il y ait des accidents, qu'il y ait de la violence, je suis la première à les condamner, soyons clairs. Maintenant, prétendre ou laisser entendre que ce serait la faute du gouvernement ou que ce serait même piloté par le gouvernement, allez savoir, après 'le coup d'État institutionnel' [voirici] dans lequel le gouvernement a fait en sorte qu'il embauche sa femme, sans doute, en emploi fictif pendant des années et des années. Enfin arrêtons, c'est n'importe quoi tout ça. C'est vraiment n'importe quoi. Il faut prendre les Français pour ce qu'ils sont, c'est-à-dire des gens intelligents.

Dimanche, François Fillon a "accusé" le gouvernement de laisser "se développer dans le pays un climat de quasi-guerre civile" qui perturbe la campagne, après des incidents visant plusieurs candidats. "Quels que soient les candidats, ils doivent avoir le droit de s'exprimer et le gouvernement doit prendre des mesures pour que les casseurs et les ennemis de la démocratie cessent de perturber cette campagne présidentielle", a écrit l'ancien Premier ministre dans un communiqué. François Fillon a mentionné un meeting à Toulon "perturbé par une manifestation", celui d'Emmanuel Macron mi-février.

Et ce week-end "la ville de Nantes a été mise à sac par des manifestants d'extrême gauche" opposés à la venue de Marine Le Pen, et "des bus de militants ont été attaqués sur l'autoroute par des manifestants d'une extrême violence", a-t-il ajouté.

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