Collomb trouve "injuste" ce qui arrive à Mercier, contraint de renoncer au Conseil constitutionnel

Publié à 09h39, le 01 octobre 2017 , Modifié à 09h42, le 01 octobre 2017

Collomb trouve "injuste" ce qui arrive à Mercier, contraint de renoncer au Conseil constitutionnel
Gérard Collomb. © AFP
Image Sébastien Tronche


C’est vraiment trop injuste, aurait pu dire Calimero dans une célèbre phrase que ne renierait pas Gérard Collomb. Car le ministre de l’Intérieur, proche d’Emmanuel Macron, a trouvé "profondément injuste" le sort du sénateur MoDem Michel Mercier, contraint de renoncer au Conseil constitutionnel en raison d'une enquête sur des soupçons d'emplois fictifs de ses filles.

Invité à l’université de rentrée du MoDem, samedi 30 septembre à Guidel dans le Morbihan, Gérard Collomb a ainsi lancé au sujet de celui qu’il a qualifié "d’ami" :

Ce qui lui arrive est aujourd'hui profondément injuste.

Une sortie fortement applaudie par l’assistance alors que le ministre de l’Intérieur a établi un étrange et surprenant lien entre "les convictions qu'a défendues" Michel Mercier, partisan comme François Bayrou de la moralisation de la vie publique, et les révélations sur les supposés emplois fictifs de ses filles. Gérard Collomb a ainsi lâché :

S'il n'avait pas défendu ces convictions, personne ne serait allé lui chercher des histoires. Il serait au Conseil constitutionnel, et il a sans doute sacrifié le Conseil constitutionnel à la défense des valeurs profondes et des convictions qu'il portait.

Proche de François Bayrou, lui-même contraint de quitter le ministère de la Justice suite à l’affaire des emplois fictifs supposés du MoDem, Michel Mercier avait dû renoncer en août à siéger au Conseil constitutionnel après l'ouverture d'une enquête par le parquet national financier (PNF). Cette enquête fait suite aux informations du Canard Enchaîné sur des soupçons d'emplois fictifs familiaux concernant en particulier ses deux filles. Dans le cadre de l'enquête du PNF, Delphine Mercier intéresse principalement les enquêteurs car elle fut l'assistante parlementaire de son père au Sénat à mi-temps, d'août 2012 à avril 2014, alors qu'elle résidait à Londres.

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