Comme Jean-Luc Mélenchon, le député PS Razzy Hammadi défend la création d'un impôt payé par tous

Publié à 16h17, le 03 octobre 2015 , Modifié à 16h57, le 03 octobre 2015

Comme Jean-Luc Mélenchon, le député PS Razzy Hammadi défend la création d'un impôt payé par tous
Razzy Hammadi © LIONEL BONAVENTURE / AFP

TOUS ENSEMBLE – Membre de la commission des finances de l'Assemblée, Razzy Hammadi s'y connaît un peu en matière d'imposition. Ce samedi 3 octobre, le député PS de Seine-Saint-Denis a déposé deux amendements visant à créer un impôt payé par les ménages les plus pauvres afin que "l'impôt sur le revenu devienne universel", dit-il au Parisien.

En pratique, la mise en place de cet impôt pourrait prendre deux formes. Interrogé par iTÉLÉ, l'élu socialiste explique :

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Ou on crée une première tranche fiscale pour les non-imposables, ou bien on crée une ligne supplémentaire au-dessus de la redevance télé qui serait une cotisation minimum.

 

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Concrètement, les 10 millions de ménages français non-imposables pourraient être amenés à payer entre 30 et 50 euros par an. Selon Razzy Hammadi, cette mesure  permettrait à l'État de gagner "400, 500, 600 millions d'euros", une somme qu'il souhaite voir "redistribuée sur les classes moyennes en plus de la baisse d'impôt de 2 milliards d'euros pour l'année prochaine".

Razzy Hammadi n'est pas le seul à défendre une telle mesure. En septembre, Jean-Luc Mélenchon s'était lui-aussi prononcé en faveur d'un impôt universel en France. "Moi, je suis pour que tout le monde paie, […] évidemment à proportion. Tout le monde, parce qu'il y a une dignité civique à contribuer à l'effort collectif, ne fût-ce que 10 euros", avait-il dit sur France Info. L'ancien candidat à la présidentielle prônait un étalement de l'impôt afin de le rendre "plus léger". "Au lieu de cinq tranches il en faut 14, de manière à ce que la classe moyenne ne paie pas pour tout le monde et que ceux qui ont les revenus les plus élevés paient davantage", détaillait-il.

Alors n'allez pas dire à Razzy Hammadi que cette mesure n'est pas de gauche. Face à cette attaque, le député PS rappelle les baisses d'impôts établies par le gouvernement Valls. Surtout, il parle des attentats de janvier à Paris :

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Nous voulons la justice. Suite à ce qu'il s'est passé, malheureusement, ce drame du 11 janvier (sic), qu'ai-je eu comme débats dans ma permanence ? Qu'avons-nous eu dans les rencontres publiques que nous avons organisées ? Une volonté de raffermir et de renforcer  le lien républicain et citoyen. […] L'acte de contribution au bien public et au bien commun est quand même quelque chose d'important.

 

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On passera sur l'erreur de date, le 11 janvier étant le jour de la manifestation organisée partout en France après les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Casher. 

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