Comme VGE, Jean-Louis Borloo pronostique une dissolution de l’Assemblée nationale

Publié à 14h34, le 14 octobre 2012 , Modifié à 14h34, le 14 octobre 2012

Comme VGE, Jean-Louis Borloo pronostique une dissolution de l’Assemblée nationale
Jean-Louis Borloo à l'Assemblée nationale, le 2 octobre 2012. (Maxppp)

ON PARIE ? - La liste des devins s’allonge. Après Valéry Giscard d’Estaing, c’est au tour de Jean-Louis Borloo, président de l’UDI, de pronostiquer, d’après le Journal du Dimanche, une dissolution de l’Assemblée nationale avant la fin du quinquennat de François Hollande.

 

  1. "Nous nous préparons à toutes les hypothèses"

    A l’instar de ce qu’avait fait François Bayrou au MoDem, Jean-Louis Borloo va lancer avec l’UDI son shadow cabinet, son "contre-gouvernement".

    Dans le Journal du Dimanche de ce 14 octobre, le président de l’UDI s’explique :

    Il faut se préparer à gouverner dès maintenant. Il faut monter les équipes. Après, je ne sais pas quand cela arrivera.

    S’il ne sait donc pas "quand cela arrivera", le député centriste, patron du groupe UDI à l’Assemblée nationale, pense ne pas avoir à attendre cinq ans.

    Impatient Jean-Louis Borloo ? Non, l'élu valenciennois pronostique, comme Valéry Giscard d’Estaing dans Paris Match, une dissolution de la chambre basse.

    Ce que confirme au JDD Jean-Christophe Lagarde :

    Son intuition est qu’ils ne pourront pas tenir.

    Il faudra dissoudre. Nous nous préparons à toutes les hypothèses.

    L’ancien président comme l’ancien ministre de l’Ecologie imagine une dissolution pour les mêmes raisons : l’incapacité du gouvernement à prendre la mesure de la crise. Jean-Christophe Lagarde, toujours :

    Jean-Louis est persuadé que l’amateurisme dont fait preuve le gouvernement va nous amener droit vers une énorme crise économique et sociale.

    Cette position fait donc écho aux dires de VGE dans Paris Match :

    Le seul dénouement possible à la crise actuelle sera une dissolution.

    Une hypothèse imaginée également du côté de Solférino. Selon les informations de Bakchich, "les stratèges du PS" y pensent aussi. En 2014, après d'éventuelles défaites électorales aux régionales et au municipales, avec une popularité en berne, la dissolution pourrait être une hypothèse.

    BONUS TRACK :

    Dans le même article du Journal du Dimanche, Jean-Louis Borloo s’exprime sur ses rivaux potentiels à droite. Et plus que Nicolas Sarkozy, le patron de l’UDI craint François Fillon, qu’il définit ainsi :

    Un chasseur de nuit à la sarbacane.

     

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