Comment Arnaud Montebourg et Pierre Moscovici continuent l'opération "love love"

Publié à 13h03, le 28 février 2013 , Modifié à 14h22, le 28 février 2013

Comment Arnaud Montebourg et Pierre Moscovici continuent l'opération "love love"
(Montage via Maxppp, photos Christophe Morin)

ROMAN PHOTO - La scène se déroule le 27 février, vers 11h30, à la sortie du Conseil des ministres, sous les yeux du Lab. Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg, connus pour leurs relations conflictuelles, ont offert aux photographes une belle preuve de leur amour. Attention, moment com' :

Les deux hommes de Bercy descendent côte à côte les marches du perron de l’Elysée. Face à eux, une grappe de photographes et de caméras. Et là, un grand rire attire l'attention : le ministre du Redressement productif est en train de s’éclaffer, gorge déployée et tête renversée, avec son collègue, tout sourire (bien que moins démonstratif). Les deux se tapent dans la main et traversent la cour après une franche accolade d’Arnaud Montebourg. Un message, un seul : ces ministres sont copains comme cochons.

A défaut de vidéo, reconstitution en gif animé grâce aux photos de Christophe Morin, de l'agence IP3 et distribuées par Maxppp :

Scène particulièrement amusante lorsqu'on sait qu'Arnaud Montebourg est en pleine "opération love love" selon ses propres mots. Le Monde racontait ainsi le 22 février les "timides manoeuvres de rapprochement en direction de Pierre Moscovici, destinées, après plusieurs sérieux incidents de frontières, à amorcer un semblant de dégel dans le froid persistant à Bercy".

De "sérieux incidents" racontés maintes fois sur Le Lab. Tout a commencé en mai lors de la répartition des rôles des deux ministres, puis a continué avec un certain "agacement" de Pierre Moscovici face au zèle et à la turbulence de son collègue.

Fin décembre, Libération y a également consacré un article intitulé "Bercy a plus d'une discorde à son arche". On pouvait y lire ce bon résumé de la situation :

La personnalité opposée des deux hommes n’arrange rien. Le discret Moscovici, qui assume un style "à l’ancienne, centré sur la culture du résultat", ne supporte pas les tirades façon sniper de l’ex-avocat Montebourg, accusé de tirer la couverture médiatique  à lui.

En face, on soupçonne Moscovici de ne pas accepter l’autonomie du MRP. "Il faut accepter que ce soit un ministère de plein exercice", dit un proche de Montebourg.

Le 27 février,  le roman-photo donne cela :

 

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