Comment Bernard Debré s'est retrouvé avec de la cocaïne sur son bureau de l’Assemblée nationale

Publié à 11h22, le 28 juin 2016 , Modifié à 11h25, le 28 juin 2016

Comment Bernard Debré s'est retrouvé avec de la cocaïne sur son bureau de l’Assemblée nationale
Bernard Debré © ERIC FEFERBERG / AFP
Image Sylvain Chazot


Bernard Debré n'en est pas encore à passer ses soirées avec Caroline. Médecin de formation, il connaît mieux que personne les dangers liés à une consommation, même occasionnelle de drogues. Le député LR de Paris est en guerre contre les drogues et leur facilité d'accès. Car malgré les mesures prises par les autorités, il n'est visiblement pas compliqué pour un consommateur d'accéder à tout type de drogues via internet.

En mode gonzo, Bernard Debré raconte, ce mardi 28 juin sur LCI, l'expérience qu'il a menée avec un journaliste de Valeurs Actuelles et le président de l'association Parents contre la drogue et visant à démontrer combien il est facile d'acheter de la drogue sur les internets. "Il y a l'internet de tout un chacun. On va cliquer sur un site des Pays-Bas et on va acheter de la drogue, raconte Bernard Debré. On paye avec la carte bleue et ça arrive par la Poste."

Mais il y a encore pire : le darknet. Le darknet, accessible par logiciel, renferme tout un tas de sites illégaux consultables de manière privée.  

Le député LR rapporte son expérience :



On a fait le darknet. Et là, c'est incroyable. […] Là vous avez un supermarché de tout. Vous avez des kalachnikovs, du TNT, des faux billets, des organes à greffer. Et vous avez par exemple 30 à 36.000 sites de cocaïne. Et donc on a commandé de la cocaïne. Mais il faut payer par bitcoins. […] Et donc on a commandé. Ça a été livré. 1 gramme de cocaïne, 80 et quelques euros. On s'est dit quand même ce n'est pas possible, on va faire analyser ces drogues et ces drogues sont quasiment pures.

Bernard Debré poursuit en racontant que le journaliste de Valeurs Actuelles et le président de Parents contre la drogue sont venus à l'Assemblée nationale avec les doses achetées sur le web.

Il poursuit :  

Sur mon bureau de l'Assemblée il y a avait de la cocaïne, des champignons hallucinogènes, de la marijuana et un autre produit, du cannabis.

Au-delà du darknet, qui renferme des sites illégaux, il y a aussi, selon Bernard Debré, le problème du bitcoin, monnaie virtuelle qui permet de tout acheter sur internet. Le député LR, qui va demander l'ouverture d'une mission d'information parlementaire sur le sujet, souhaite également l'interdiction du bitcoin en France. "Est-ce que c'est la démocratie de pouvoir acheter une kalachnikov sans que personne ne le sache ? Du TNT ? On peut acheter des films pornographiques. On peut tout acheter, le pire de ce qui existe", juge-t-il, estimant que "si ça continue comme ça – mais peut-être est-ce un bien – il n'y aura plus de dealers physiques". L'expérience menée par Bernard Debré en est l'illustration. 





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