Jean-Paul Huchon bien recasé par Manuel Valls : "Les gentils ne perdent pas toujours"

Publié à 07h03, le 06 mai 2016 , Modifié à 07h05, le 06 mai 2016

Jean-Paul Huchon bien recasé par Manuel Valls : "Les gentils ne perdent pas toujours"
Jean-Paul Huchon © AFP PHOTO MEHDI FEDOUACH

HAPPY ENDING - Parfois, le monde il est pas gentil. Ce n'est pas une idée toute faite que le Lab avance sur l'état du temps présent mais un commentaire pour le moins tranché du président Hollande, un jour de mai 2015. Le monde est parfois méchant mais il arrive, de temps à autres, qu'une éclaircie s'annonce et qu'un événement ramène un peu de positif dans cette ambiance morose.

Ce vendredi 6 mai, en plein pont de l'Ascension, c'est Jean-Paul Huchon qui illustre cet espoir. Dans Le Monde, le 5 mai, l'ancien président socialiste de la région Île-de-France lance :

"

Dans la vie, les gentils ne perdent pas toujours.

 

"

Jean-Paul Huchon sait de quoi il parle. Après avoir dû renoncer à briguer un quatrième mandat pour laisser la place à Claude Bartolone, à l'occasion des dernières élections régionales (avec le succès que l'on sait), l'ancien chef d'Île-de-France a été gentiment recasé par son "ami" Manuel Valls, rapporte Le Monde.

Fin janvier, il a été chargé d'une mission de conseil pour re-booster l'attractivité touristique de la France, forcément en difficulté après les attentats du 13 novembre. En attendant de remettre son rapport à Matignon fin juillet, Jean-Paul Huchon fait la tournée des popotes, à coup de notes de frais of course, pour rencontrer "des élus régionaux et des ministres concernés par le dossier ou bien à séjourner à Berlin, Londres, Madrid ou New York pour recueillir 'l’expertise' de ces villes", écrit Le Monde. "C'est une façon pour Manuel de reconnaître que je n’ai pas totalement démérité", commente pour sa part Jean-Paul Huchon…

Mais ce n'est pas tout. En juillet, Jean-Paul Huchon doit prendre la présidence de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer). Montant de la rémunération ? 148.000 euros brut annuels, précise le quotidien du soir.

Comme quoi, Jean-Paul Huchon a raison : "les gentils ne perdent pas toujours", si tant est que ces "gentils" soient copains avec le Premier ministre.

Du rab sur le Lab

PlusPlus