Comment la députée PS Karine Berger a raté l'occasion de rentrer au gouvernement

Publié à 19h12, le 16 février 2016 , Modifié à 19h33, le 16 février 2016

Comment la députée PS Karine Berger a raté l'occasion de rentrer au gouvernement
Karine Berger © JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

Pendant un temps, quelques heures à peine, le nom de Karine Berger a circulé comme future membre du gouvernement à la faveur du remaniement du 11 février. La députée socialiste des Hautes-Alpes faisait en effet partie des personnalités évoquées pour rejoindre le banc des ministres. 

Sauf que, comme l'explique Le Canard Enchaîné de ce mercredi 17 février, Karine Berger aurait posé quelques conditions quant à son entrée au gouvernement. Selon l'hebdomadaire, quand François Hollande l'a appelée le 10 février pour lui proposer le poste de ministre de la Fonction publique, occupé jusqu'ici par Marylise Lebranchu, la députée PS aurait fait la fine bouche, préférant qu'on lui confie plutôt le ministère de la Recherche et de l'Enseignement supérieur.

Et puis la nuit porte conseil, c'est ce qu'on dit.

Le lendemain, quelques heures avant l'annonce du remaniement, Karine Berger s'est dit que, tout compte fait, le ministère de la Fonction publique était quand même très intéressant. Elle a donc appelé l'Élysée, rapporte le Canard. Et voici ce que François Hollande lui a répondu, selon l'hebdomadaire :

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C'est trop tard. Le poste a déjà été attribué.

 

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C'est en effet Annick Girardin qui a remplacé Marylise Lebranchu, virée en "une minute" au téléphone par le président himself.

Contactée par le Lab, Karine Berger ne confirme pas les informations du Canard mais donne sa version. Si elle refuse de dire quel poste était envisagé, elle reconnaît avoir reçu une offre. Elle dit :

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Ils [l'exécutif] m'ont fait une proposition qu'ils ont retirée après carj'étais -évidemment- moins prioritaire que les partis partenaires. Mais je ne vous dirais pas ce que c'était, je m'y suis engagée, et cela reste pour moi un grand honneur d'avoir été envisagée à un moment !

 

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Avant l'annonce du remaniement, plusieurs voix socialistes avaient fait part de leur opposition à l'entrée au gouvernement de Karine Berger, rapporte Le Canard.

Du rab sur le Lab

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