Comment la ministre des Armées justifie le gros recadrage du chef d’état-major par Emmanuel Macron

Publié à 08h08, le 14 juillet 2017 , Modifié à 08h08, le 14 juillet 2017

Comment la ministre des Armées justifie le gros recadrage du chef d’état-major par Emmanuel Macron
Emmanuel Macron et Florence Parly. © AFP
Image Sébastien Tronche


SAV - "Il n'est pas digne d’étaler certains débats sur la place publique. J’ai pris des engagements. Je suis votre chef." C’est par ces mots, durs, qu’Emmanuel Macron, président de la République et chef des armées, a recadré violemment le chef d’état-major des armées, Pierre de Villiers, ainsi que d’autres haut-gradés, critiques sur les économies demandées à la Défense en 2017. Un recadrage en règle qui a semé l’émoi dans la communauté militaire.

Invitée de RTL ce vendredi 14 juillet, jour de défilé militaire sur les Champs-Elysées pour la fête nationale, Florence Parly a tenté de faire le SAV des propos du Président. La ministre des Armées a d’abord rappelé que "le président de la République est le chef des armées". "Il a donc fixé le cap", poursuit-elle, avant d’ajouter :

Il a notamment réaffirmé quelque chose de très attendu : c’est son engagement de porter l’effort de défense à 2% du PIB en 2025. Le président de la République a fait une chose claire, nette, il a rappelé à chacun la nécessaire discipline collective. Il a délivré un certain nombre de messages, à l’endroit des familles, de la communauté militaire, du monde politique aussi, sur la clarté du cap qui est le sien en matière de défense et militaire.

Relancée, la ministre a esquivé, soulignant simplement que le 14-Juillet était "un moment très fort pour les Français qui sont fiers de leurs armées".

Lors de sa sèche allocution, Emmanuel Macron avait annoncé que le budget de la Défense allait bien augmenter en 2018, à 34,2 milliards d'euros en 2018, contre 32,6 milliards cette année. De quoi peut-être rassurer Pierre de Villiers, qui monte régulièrement au créneau pour défendre le budget des armées et qui, auditionné par la commission de la Défense de l’Assemblée nationale, avait déclaré qu’il ne se laisserait pas "baiser" par Bercy.

Dans ses annonces d’économies budgétaires afin d’atteindre les 3% de déficit, le ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, avait prévenu que le ministère des Armées ne serait pas exonéré d’une réduction budgétaire.

Malgré ces polémiques, Florence Parly a néanmoins confirmé que le général de Villiers sera bel et bien présent au défilé du 14-Juillet aux côtés d'Emmanuel Macron.

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