Comment Nicolas Hulot raconte qu'il a dû refuser une session kitesurf avec John Kerry parce qu'il est ministre

Publié à 10h58, le 12 septembre 2017 , Modifié à 11h00, le 12 septembre 2017

Comment Nicolas Hulot raconte qu'il a dû refuser une session kitesurf avec John Kerry parce qu'il est ministre
Nicolas Hulot et John Kerry. © Montage le Lab via AFP
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Loïc Le Clerc pour

DÉSO PAS DÉSO - Nicolas Hulot, aka l'homme qui "ne s'est pas présenté à la présidentielle par peur d'être au second tour", a été la bonne pioche du gouvernement d'Edouard Philippe. Mais, depuis qu'il est ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot goûte aux "désarrois", aux "angoisses" et aux "inquiétudes" des responsabilités gouvernementales.

Alors, forcément, il n'a plus de temps pour s'adonner à sa passion : le kitesurf. Pas même sur invitation de John Kerry, candidat démocrate défait par George W. Bush en 2004 et ex-secrétaire d'Etat de Barack Obama, très impliqué sur la question écologique.

Dans une interview fleuve au Parisien, ce mardi 12 septembre, Nicolas Hulot raconte son quotidien :



Je me lève à 6h30 pour bosser, je me couche à 23 heures. Mon seul contact avec la nature, c'est le jardin du ministère où j'habite quand je suis à Paris. J'essaie, certains week-ends, de rentrer chez moi, en Bretagne, au bord de la mer, avec mes dossiers sous le bras. Et si je peux, si le vent est là, je fais une heure de kitesurf : c'est mon exutoire, ça vaut quinze jours de thalasso ! John Kerry, qui était à Saint-Briac, pas très loin de chez moi, m'a appelé l'autre jour pour faire du kite, mais je lui ai rappelé que j'étais ministre et que, malheureusement, je ne pouvais pas !

On imagine le désarrois de John Kerry face à ce refus de kitesurfer aux côtés de Monsieur Ushuaïa. En attendant une prochaine session kitesurf, Nicolas Hulot continue son aventure au sein de l'exécutif, pas franchement de gaieté de cœur, devant composer avec des prises de position nettement moins écologistes que les siennes.

Mais l'homme n'est pas du genre à se laisser séduire au premier rendez-vous. Nicolas Hulot a, quand même, refusé à trois présidents d'être ministre avant de céder à Emmanuel Macron. Le numéro 3 du gouvernement a même failli se retrouver vice-Premier ministre, sauf que ce poste "n’était pas constitutionnel".

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