Contrairement à ce qu'affirme François Fillon, Charles Millon assure être dans son équipe "depuis le début"

Publié à 18h01, le 13 mars 2017 , Modifié à 11h28, le 14 mars 2017

Contrairement à ce qu'affirme François Fillon, Charles Millon assure être dans son équipe "depuis le début"
François Fillon et Charles Millon © Montage via AFP

ANTOHER FAKE NEWS – François Fillon était CA-TÉ-GO-RI-QUE, ce lundi 13 mars, lors de sa conférence de presse : Charles Millon ne faisait pas partie de son équipe de campagne, contrairement à ce qui avait été affirmé la veille dans l'émission C Politique. "Je parle avec tout le monde, et Charles Millon n’a jamais fait partie de mon organigramme de campagne", a assuré le candidat Les Républicains.

Apparemment, Charles Millon n'a pas reçu le memo. Car ce même lundi, celui qui, en 1998, a profité des voix des élus FN pour gagner la présidence de la région Rhône-Alpes, a confirmé auprès du site Salade Lyonnaise, spécialisé dans les coulisses de la vie politique lyonnaise donc, qu'il faisait bien partie de l'équipe de campagne de François Fillon. Voici ce qu'il a déclaré :

"

Je suis dans l’équipe de Fillon depuis le début. Je suis en charge au sein du pôle cohésion de 'la France de la diversité'. C’est-à-dire que j’informe, j’organise et je mobilise la France des cinq continents pour la campagne. De l’Afrique au Maghreb, en passant par l’Océan Indien.

"

Ah bah zut alors, voilà qui contredit François Fillon, pris en flagrant délit, une nouvelle fois, de fake news. D'autant que le nom de Charles Millon figure bien dans l'organigramme de l'équipe de campagne de l'ancien Premier ministre, comme l'a noté C Politique, au sein du conseil national de la société civile (CNSC).

De son côté, Charles Beigbeder, tempère auprès de Libération, expliquant qu'il existe "une petite différence entre l’équipe opérationnelle de campagne composée d’élus et le pôle 'société civile' qui est beaucoup plus large". "Il y a peut-être eu un petit sentiment de culpabilité lié à l’histoire. Il a peut-être cédé au politiquement correct, ce que je déplore", ajoute-t-il, en référence au passé politique sulfureux de Charles Millon.

"Je n’ai jamais fait alliance avec le Front National, j’ai accepté des voix, c’est totalement différent. Je ne vois pas en quoi, on peut parler de radicalisation dans cette campagne", se défend pour sa part le principal intéressé auprès de Salade Lyonnaise

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