Copé trouve "prématurée" la consigne de désistement face au FN prônée par Baroin

Publié à 17h05, le 30 mai 2017 , Modifié à 17h05, le 30 mai 2017

Copé trouve "prématurée" la consigne de désistement face au FN prônée par Baroin
Jean-François Copé s'interrogeant faussement sur le ni-ni. © AFP
Image Amandine Réaux


Jean-François Copé continue de porter sa "voix un peu dissonante" dans le paysage politique français. Le monsieur 0,3% de la primaire de la droite, qui entend rester présent sur la scène médiatique même lorsqu’il ne sera plus député, n’hésite pas maintenant plus qu’avant à critiquer certaines décisions prises par sa famille politique.

Ce mardi 30 mai, le député Les Républicains s’en prend à la position formulée par François Baroin : le leader de la campagne des législatives a prôné lundi le désistement dans le cas d'une triangulaire où le FN serait susceptible de l'emporter. Une annonce "prématurée", a jugé le maire de Meaux à la sortie du comité de campagne de LR :



La consigne du désistement systématique face au Front national donnée par François Baroin était prématurée.

On voit bien en quoi cette position peut déranger celui qui a imposé la règle du ni-ni à l’ex-UMP avec Nicolas Sarkozy. Durant la campagne des régionales en 2015, Les Républicains avaient à nouveau refusé (contrairement au Parti socialiste) de retirer leurs candidats malgré le risque du Front national. Une position résumée par la désormais fameuse formule de Nicolas Sarkozy : "C’est pas 'Passe-moi la salade, j’t’envoie la rhubarbe' !"

Même si Jean-François Copé a été de ceux qui avaient appuyé pour un appel clair au vote Macron lors de l’entre-deux-tours de la présidentielle, il n’estime pas pour autant que le ni-ni, c’est fini. Tout du moins, pas aussi tôt dans la campagne.

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