Visite à Alep : Cécile Duflot, Hervé Mariton et Patrick Mennucci bloqués à la frontière turque

Publié à 15h19, le 12 décembre 2016 , Modifié à 15h22, le 12 décembre 2016

Visite à Alep : Cécile Duflot, Hervé Mariton et Patrick Mennucci bloqués à la frontière turque
Patrick Mennucci, Cécile Duflot et Hervé Mariton © Montage via AFP
Image Etienne Baldit


Ils sont partis dimanche afin d'alerter sur la situation en Syrie et plus particulièrement dans la ville martyre d'Alep. Mais Hervé Mariton (LR), Cécile Duflot (EELV) et Patrick Mennucci (PS) n'auront finalement pas pu pénétrer sur le territoire syrien. Ils ont en effet été bloqués à la frontière turco-syrienne lundi 12 décembre, comme le confirme Hervé Mariton au Lab.

Les autorités étaient au courant de leur venue. Arrivée au poste frontière, la délégation des parlementaires français s'est quelque peu fait balader. L'ancien candidat à la primaire de la droite raconte :

Il n'y avait pas véritablement de motif pour nous interdire le passage. Quand nous sommes arrivés, on nous a dit d'aller voir telle personne, qui elle-même nous a renvoyés vers une autre personne et ainsi de suite. Nous avons parlementé mais nous ne sommes pas parvenus à passer. Au bout d'un moment, on a compris.

Auprès de l'AFP, Patrick Mennucci a cependant précisé : "Les Turcs n'ont pas voulu qu'on passe. Ils ont dit qu'il y avait eu des bombes au chlore et qu'il y avait un nuage dangereux."

Ils n'auront donc pas pu se rendre à Alep-même, comme cela était prévu. Mais ils auront tout de même pu rencontrer, à Gaziantep en Turquie, des représentants du gouvernement de transition syrien ainsi que des membres de l'ONU, des réfugiés syriens et des humanitaires. "Notre mission aura été utile pour les gens que nous sommes allés voir", estime Hervé Mariton. Mais ils n'auront pas pu entrer en contact avec le chef du gouvernement de transition (Conseil national syrien) en Syrie. Après d'autres rencontres ce lundi soir, ils rentreront en France mardi.





Ces rendez-vous ont tout de même conforté le député Les Républicains dans l'idée qu'il est possible d'organiser une aide humanitaire pour permettre l'évacuation des civils d'Alep. "Il y a 5 kilomètres à sécuriser pendant 24 heures pour permettre le passage de 100.000 personnes, ce que les moyens de l'ONU permettent de faire", explique-t-il. Il ajoute :



Soit les Russes [alliés du régime de Bachar al-Assad, ndlr] permettent cette sécurisation, soit il faut une intervention unilatérale des pays de l'ONU, avec cet enjeu humanitaire.

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