7 anecdotes indispensables à connaître sur Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, François Fillon et Emmanuel Macron

Publié à 16h54, le 17 mars 2017 , Modifié à 17h29, le 17 mars 2017

7 anecdotes indispensables à connaître sur Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, François Fillon et Emmanuel Macron
Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et François Fillon lors de l'émission "Au tableau". © Montage Le Lab via captures d'écran C8
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Loïc Le Clerc pour

Après "Une ambition intime", voici venir une autre émission "politique" qui va faire du bruit : "Présidentielle : candidats au tableau !". Elle sera diffusée sur C8 dimanche 19 mars, à 21h. Quatre candidats à la présidentielle sont invités pour un grand oral devant une classe d’une quinzaine d’enfants de 8 à 12 ans : Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, François Fillon et Emmanuel Macron. Marine Le Pen, elle, a refusé l’invitation.

De longues minutes devant les nombreuses questions des enfants, l’exercice pourrait paraître difficile, mais il s’avère être une bonne stratégie de com’ pour le capital sympathie des candidats. Voici les 7 anecdotes que Le Lab a retenues.

# Macron mange du verre

De loin le plus à son aise, souriant, et évitant le langage technocratique, Emmanuel Macron s’en sort bien. Mais le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne pourrait pas se targuer du pseudonyme de "rebelle". A la question : "C’est quoi votre plus grosse bêtise que vous avez fait ?", le leader d’En Marche ! se lance :

J’ai mangé du verre à l’âge de 12 ans. C’était pas une bonne idée. Très mauvaise idée. J’ai eu de la chance, ça s’est pas trop mal fini. Tu vois, c’était une grosse bêtise. C’est un peu ridicule. Je le referai pas, je ne vous le recommande pas.

# Hollande, "je l'aime toujours bien"

Et on dirait que le divorce avec le président n’est pas encore digéré. "Est-ce que Hollande c’est toujours votre copain ?", demande un élève, innocemment.

Je le vois plus. Tu vois, lui il est président de la République, moi je suis candidat. On s’est séparé en août dernier. Mais moi je l’aime toujours bien. Je lui ai jamais tapé dessus et j’ai jamais dit du mal, parce que c’est quelqu’un que j’aime bien.

# Mélenchon, pas halal

Jean-Luc Mélenchon semble moins à l’aise qu’Emmanuel Macron, et même moins souriant que François Fillon. Un passage le résume très bien. Un jeune lui demande : "Moi à la cantine pour remplacer le porc, j’ai pas de viande. C’est pas normal, vous ferez quoi contre ça ?" Et "Méluche" de rétorquer (après avoir fait une moue perplexe) :

Bah, t’as pas de viande, tu peux t’en passer. Il n’y a pas besoin de manger de la viande tout le temps. Moi, j’aimerais qu’il y ait des menus végétariens. Dans votre monde, si vous continuez comme on est en train de le faire là, ça va mal finir. Les élevages massifs des bêtes provoquent des dégâts considérables sur la planète. C’est pas grave d’en manger, mais pas au point de se disputer.

Tendu, le candidat de la France insoumise, qui passe pour le professeur à l’ancienne, un brin moralisateur.

Fillon n’a pas révisé ses régions

Entre Jean-Luc Mélenchon et François Fillon, on découvre un point commun : ils s’adressent aux enfants comme s’ils étaient des adultes. Et on sent quand même que l’ex-Premier ministre n’est pas au mieux de sa forme. A la question : "Combien y a-t-il de régions aujourd’hui ?", il se plante.

Ah oui, ça c’est une colle. Il y en avait 22 et il doit en rester 12 [Les enfants : ‘Non’]. 17 ? [‘Non, 18’].

Mais le candidat LR a une bonne excuse : il trouvait cette réforme "stupide". Après avoir soufflé un "non" à la demande d’un dab, surprise générale : François Fillon fait "un truc comme ça" :

 


Puis un autre "truc", provoquant l’hilarité des gamins.

 


# Habillé pour l’hiver

Avant de partir, les enfants lui offrent… des chaussettes. Une fillette s’explique : "On sait que vous faites très attention à votre apparence physique". Une remarque innocente, l’émission ayant été enregistrée la veille de la sortie du JDD révélant l’affaire de ses costumes, mais lourde de sens aujourd’hui.

Hamon, ou l’école buissonnière

Benoît Hamon, après avoir imité l’emoji diable et placé son petit dab, raconte lui aussi sa "pire bêtise" :

Avec des camarades, on avait des bagarres avec d’autres. Et on en avait attrapé un, un jour, et on l’avait attaché à un arbre (on ne l’avait pas tapé) et on avait juste oublié de le décrocher. On s’en est rendu compte une heure après et donc on est retourné le chercher.

"Et puis… euh… Mmmh ?"

Mais quand vient l’heure de "l’interro-surprise", ça rigole moins. "Citez trois œuvres de Molière ?", le candidat socialiste lance du tac au tac Les fourberies de Scapin et L’avare. "Et puis… euh… Mmmh ?" Voilà ce qu’il se passe quand on sèche les cours pour bizuter ses petits camarades.

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