Bruno Retailleau compare le soutien de Valls à Macron à un "baiser de la mort"

Publié à 17h46, le 10 avril 2017 , Modifié à 18h03, le 10 avril 2017

Bruno Retailleau compare le soutien de Valls à Macron à un "baiser de la mort"
© Farouk Batiche / AFP

La cible du moment pour le camp Fillon, c’est Emmanuel Macron. Avec la remontée dans les sondages de Jean-Luc Mélenchon et la stagnation du candidat d’En Marche !, la stratégie est claire : il faut attaquer et affaiblir celui que François Fillon appelle "Emmanuel Hollande". Toutes les tactiques sont bonnes, alors haro sur Macron !

Une manœuvre décrite dans Le Monde lundi 10 avril. Bruno Retailleau, le coordinateur de la campagne de l’ancien Premier ministre, se permet même un parallèle entre Alain Juppé et Emmanuel Macron. Ou comment attaquer un adversaire actuel… avec un ancien adversaire malheureux.

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Macron sera le Juppé de la présidentielle. Le soutien de Valls est un baiser de la mort, comme l’avait été le soutien de Bayrou à Juppé.

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Pour rappel, Gilles Boyer, l’ex-directeur de campagne d’Alain Juppé reconnait lui-même dans son livre Rase campagne que oui, le soutien de François Bayrou à son candidat a vraiment constitué un cadeau empoisonné.

L’ancien ministre de l'Économie ne cesse d’encenser le maire de Bordeaux, peut-être aimera-t-il la comparaison…



[BONUS TRACK]

L’argumentaire des fillonistes qui y croient toujours ne s’arrête pas là. Laurent Wauquiez, l’homme pour qui une victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle serait "un hold-up", y va aussi de son analyse dans Le Monde. Après avoir affirmé que François Fillon n’était pas le mieux placé pour "redresser la France", il place sa confiance dans la possibilité d’un vote caché en faveur de la droite et le centre. Sans jamais donner de crédit à son candidat.

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Quand on les interroge dans les sondages, les gens disent aujourd’hui honnêtement qu’ils ne vont pas voter pour nous. Parce qu’ils sont en colère, énervés. Mais quand ils seront dans l’isoloir face à un seul bulletin de vote pour la droite et le centre, ils se diront : 'Bon allez !, je vote pour la droite et le centre'.

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L’espoir du vote caché donc. En espérant que Macron ne viendra pas trop grignoter sur les fameuses lignes que s’attribuent les fillonistes.

Du rab sur le Lab

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