Défait au premier tour de la présidentielle, François Fillon regrette que Sens commun ait "totalement plombé" sa fin de campagne

Publié à 07h29, le 26 avril 2017 , Modifié à 07h33, le 26 avril 2017

Défait au premier tour de la présidentielle, François Fillon regrette que Sens commun ait "totalement plombé" sa fin de campagne
François Fillon. © AFP
Image Sébastien Tronche


Un peu plus d’une semaine avant le premier tour de l’élection présidentielle, François Fillon avait affirmé qu’il pourrait nommer des membres de Sens commun au gouvernement s’il était élu. Une manière de remercier cette émanation de la Manif pour tous qui a œuvré à fond pour sa campagne de la primaire puis de la présidentielle. Mais surtout un courant très critiqué en interne, et notamment par Alain Juppé qui promettait d’être dans l’opposition si Sens commun dictait la ligne du gouvernement.

Mais depuis, François Fillon a été éliminé dès le premier tour du scrutin élyséen, une première pour le candidat de la droite sous la Ve République. Et, à l'heure du bilan de la défaite, le candidat de la droite de regretter cette dernière séquence de campagne autour de Sens commun, après les séquences autour des affaires. Selon le Canard Enchaîné de ce mercredi 26 avril, François Fillon estime ainsi avoir été "totalement plombée" par cette fin de campagne. Et d’ajouter, alors qu’il défendait encore Sens commun quatre jours avant le premier tour :

Pendant une semaine, je n’ai parlé que de Sens commun. Et ça a occulté tout le reste.

Même analyse de Luc Chatel qui va encore plus loin en estimant que sans cette séquence, François Fillon aurait pu se qualifier pour le second tour face à Emmanuel Macron et malgré une image fortement entachée par les affaires :

Fillon aurait dû tenter de corriger sa déclaration. Mais, comme c’est un type orgueilleux, il ne l’a pas fait, et cette histoire nous a fait perdre des voix, et peut-être la qualification pour le second tour.

Une séquence "Sens commun" qui a continué de diviser la droite après la défaite de François Fillon en refusant de choisir pour le second tour entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Ce à quoi Christian Estrosi, désormais Macrono-compatible, a répondu par une demande d’exclusion de LR de cette émanation de la Manif pour tous.

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